‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 145 sur 334 · FABERT A NARBONNE AVEC LE ROI · texte numérisé non relu

FABERT A NARBONNE AVEC LE ROI

l'année 1(341 , les intrigues des princes ligués à Sedan, Richelieu aurait vraisemblablement concentré, dès cette époque, les principaux efforts des armes françaises sur la frontière des Pyrénées. Gomment, en effet, n'aurait-il pas cherché à profiter au plus tôt, contre la rnonarcliie espagnole, de la révolution accomplie en Catalogne avec son aide, et qui venait de procurer à la France de nouveaux sujets? Telle était Timportance, à ses yeux, d'une prompte exécution de ce dessein, qu'il n'attendit même pas la fin de l'hiver de 10-41 à 1642 pour entraîner le roi en personne du côté du Roussillon. Narbonnc, lieu de rassemblement de seize mille hommes de troupes tirées du Languedoc et du Dauphiné, et destinées, sous le commandement du maréchal de la Meillcraye, cà la conquête de la province espagnole, vit arriver dans ses murs, après un voyage de près de six semaines à travers la France, Louis XIII et son premier ministre (10 mars 1642). L'armée royale entra immédiatement en campagne. Sur la proposition de Fabert, qui avait suivi le roi à Narbonne avec sa compagnie aux gardes, on décida d'ajourner la reprise du siège de Perpignan, abandonné par le maréchal de Brézé pendant l'hiver, et de s'emparer en premier lieu du port de Collioure, dans le but de priver l'ennemi de ce point si important pour le ravitaillement de la capitale du Roussillon.

La veille du jour où devaient commencer les opérations contre Collioure, les dissentiments qui s'étaient élevés trois à quatre ans auparavant, au siège

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