FABERT APPREND SA PROMOTION DE LA BOUCHE DU ROI
espoir d'être pourvu du gouvernement de Sedan, si le duc de Bouillon consentait à livrer ses États, seul moyen qui lui restât, pensait-il, de sauver sa vie. Après avoir révélé sans détour à Turenne le danger qui menaçait son frère, un louable scrupule de conscience le porta à lui demander conseil sur la conduite qu'il devait tenir, dans le cas où ce gouvernement lui serait offert. La réponse de Turenne fut digne de ce témoignage de confiance. « Si ma maison, lui dit-il, est contrainte de renoncer à Sedan, je préfère voir cette place entre vos mains qu'entre celles d'aucun autre officier ^ »
Tandis que Richelieu continuait lentement son voyage vers Paris, Fabert s'y rendait en poste ; il y arriva le Sl^ septembre. Dès qu'il eut appris du roi lui-même sa promotion à la charge de gouverneur de la ville, du château et de la principauté de Sedan -, il se mit en route pour cette place. Mazarin le précédait ^ ; le 27, il était à Donchery ; le lendemain, il s'a-