‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 162 sur 334 · ENTRETIEN DE TUKENNE AVEC FABERT · texte numérisé non relu

ENTRETIEN DE TUKENNE AVEC FABERT

gion ', qui sont en grand nombre à Sedan, et qu'il est nécessaire de ménager. Vous êtes trop bon politique pour avoir besoin de mes avis sur ces choses, et je suis parfaitement persuadé que pour les intérêts et le service du roi, il suffît que M. de Fabert soit gouverneur de Sedan.

» Partez en sortant d'ici pour aller recevoir votre nomination de la bouche du roi, qui s'en fait une joie. Adieu, monsieur de Fabert, retirez-vous sans me faire aucun remercîment -. »

De bonne heure Richelieu avait jeté les yeux sur Fabert pour le gouvernement de Sedan. Après l'arrestation de Cinq-Mars, alors qu'on ignorait encore au camp -devant Perpignan si l'ordre de se saisir du duc de Bouillon avait été mis à exécution, le bruit s'était répandu parmi les officiers que le roi réservait à Fabert le gouvernement du Roussillon^ Làdessus, Turenne était venu trouver le capitaine aux gardes et lui avait reproché amicalement de ne lui en avoir rien dit. Fabert n'eut pas de peine à avouer les démarches tentées en sa faveur par le cardinal pour lui faire obtenir cette charge * ; mais, selon ce qu'il assura, le choix du roi s'était déjà arrêté sur un autre officiera II ajouta qu'en revanche il avait quelque

Page 1