‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 165 sur 334 · MAZAHIN PRÉCÈDE FABERT A SEDAN · texte numérisé non relu

MAZAHIN PRÉCÈDE FABERT A SEDAN

vanra jusqu'à Fresnois, à trois quarts de lieue de Sedan, où il eut une entrevue avec la ducliesse Éléonore ^ Ensemble ils réglèrent les dispositions exécutoires de l'acte de cession du 15 septembre. Les gouverneurs ennemis, voisins de la principauté, furent prévenus sans retard de l'intention du roi de France de continuer à faire jouir les Sedanais du bénéfice de la neutralité stipulée par les traités antérieurs. Le 29 septembre, au matin; M. de Briquemault, M. de Real, bailli de la ville, premier conseiller et président du conseil souverain, et Abraham Rambour, un des ministres les plus éminenis de l'Église réformée de Sedan ', furent mandés à Donchery. L'entretien se passa en protestations de bienveillance d'une part et d'obéissance de l'autre. Mazarin promit de respecter les privilèges et les libertés de la cité. Vers le milieu de l'après-midi, la princesse Éléonore sortit de la ville,

d'Estrades. Dès le 21 septembre, celui-ci lui écrivit : « J'ai trouve iiiadaine de Bouillon très-disposée à satisfaire à la volonté de M. de Bouillon en tous points.... Il ne se peut rien ajouter à l'adresse dont elle a usé pour remettre l'esprit de ses peuples, dont l'appréhension de quelque changement dans leur religion et leurs privilèges faisait prendre des résolutions extravagantes.... » (Lettre aut., [rcli. nat., KK, 1071.)

1. La réduction de la ville et château de Sedan à V obéissance du roi, à Orléans, chez la veuve Gilles Hotot, imprimeur ordinaire du roi.

Mazarin avait si bien joué son rôle de sauveur, qu'il s'étaita ttiré jusqu'aux remerciements reconnaissants de la princesse, (Lettre (aut.) à Mazarin, du 25 septembre, Arch. nat., KK , 1071.)

2. Abraham Rambour (1590-1651), pasteur, élève de Tilenus, professeur de tliéologie et d'iiébreu à Tacadémie de Sedan, personnage « aussi propre aux affaires qu'aux lettres ». (Bouillot, Biographie ardennaise.) Nous le verrons plus d'une fois seconder les desseins de Fabert dans son gouvernement.

Page 1