‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 166 sur 334 · FABERT ENTRE EN FONCTIONS COMME GOUVERNEBR · texte numérisé non relu

FABERT ENTRE EN FONCTIONS COMME GOUVERNEBR

accompagnée de ses enfants, au milieu des démonstrations de regret -de la population consternée. Quatorze compagnies des gardes françaises et suisses, parties de Réthel et faisant à peu près douze cents hommes, vinrent ensuite se ranger en bataille sur la place. « Tôt après (c'est Rambour qui parle*) arriva le cardinal ; il fut harangué aux portes de la ville par M. de Real ; on lui présenta les clefs ; pour lors, il ne voulut pas les prendre. Les gardés entrèrent au château, puis après eux le cardinal y monta. Là, nous allâmes lui faire la révérence en corps, avec harangue que je lui fis'-. Comme la porte se fermait, M. Fabert, que nous n'attendions que sur la fin de la semaine, arriva en poste si las, que nos devoirs furent remis au lendemain, comme aussi il en pria ceux qui remarquèrent son arrivée. »

Le lendemain de cette journée mémorable, des salves d'artillerie annoncèrent aux Sedanais que le nouveau gouverneur entrait en fonctions. Les formalités de la prise de possession des domaines de Sedan, Raucourt et Sainl-Menges une fois terminées, Mazarin expédia des ordres à Lyon pour qu'on ouvrît au duc

1. Lettre (cop.) du 30 septembre, sans nom de destinataire. {Bibl. nitt., HIs., F. FR., 20607.)

2. Harangue faite à monseigneur V illustrissime cardinal Maz-arin a son entrée à Sedan, le 29 septembre 1612, par A. Rambour, Charenton, 1642, iii-8. (Bibl. nat., pièce imp., LK', 9256.)

Dans cette circonstance, Rambour prit la parole à la place du célèbre ministre reformé Pierre Du Moulin ; il affirma « les affections toutes françaises » de ses coreligionnaires et demanda le maintien des privilèges de la souveraineté. Sa conclusion fut que « les lys ne seraient point à Sedan entre les épines ».

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