OBTIENT DE NE RELEVER QUE DU ROI
de Bouillon les portes de sa prison. Lui-même partit de Sedan le 1" octobre, escorté, jusqu'au delà de Doncliery, par Fal)ert et quelques ofliciers des gardes franijaises. A sa rentrée à la cour, il se prononça pour la réunion du gouvernement de Sedan à celui de Champagne, le premier étant subordonné au second. Mais Fabert combattit avec force cet avis dans un mémoire sur la question. Il sut tirer parti de l'assurance qui lui avait été donnée par Richelieu que son pouvoir relèverait uniquement de celui du roi, et linil par obtenir gain de cause ^
Quoique Richelieu n'eût pas trouvé trop lourde pour Fnbort la responsabilité attachée à une autorité indépendante, il ne lui avait pas laissé ignorer de combien d'obstacles il aurait à triompher pour ac^ complir sa mission. C'est qu'il ne s'agissait pas ici d'oisives ou de pacifiques fonctions, telles qu'en exerraient certains gouverneurs. Pour garder cette place, ouverte du côté de l'ennemi et sans cesse exposée aux coups de main des soudards espagnols, pour déjouer les intrigues que les Bouillon dépossédés ne l)Ouvaient manquer d'ourdir contre le nouveau régime, enfin pour gagner au roi ce peuple de zélés calvinistes habitué à la domination paternelle et libé-
1. U existe à lu Bibhullieque nationale, Ms., Du Puy, 6^5, une co- ])ic, sans date, des provisions de ca|iitaiiie et gouverneur de Sedan, sous l'autorité du (jouverneur de la province de Champagne, pour Faijert, capitaine d'une couipagnio au régiment des gardes ; ce sont probablement celles dont il demanda la modification à son avantage. Nous ne les avons pas trouvées dans le Registre du greffe du conseil souverain. En tout cas, elles no furent remplacées par d'autres, conformes aux vœux de Fabert, qu'en janvier 1644.