‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 188 sur 334 · Dauber était de nationalité allemande · texte numérisé non relu

Dauber était de nationalité allemande

2. Lettres (aut.) de Fabert : 1° à Chavigny, du 10 mai (Ai'ch. nal-, K, 117 A); 2' au chancelier Seguier, du 11 mai (Dibl. de l'instilul, Collection Godefroij, t. CCLXXIII). Un septième siège était vacant depuis quelque temps au conseil souverain ; Fabert le réservait à un catholique.

3. Les détails qui précèdent sont tirés en grande partie du Procèa-

APAISEMENT DES DISSIDENCES RELIGIEUSES. 2i9

Celle cérémonie avail révolu le caraclère d'une fêle publique. A pari quelques lurbulenls incorrigibles et quelques esprits prévenus contre le nouveau régime, les Sedanais semblaient accepter avec joie d'entrer sous l'obéissance du roi. Il est vrai que l'opposition religieuse, passée des rangs de la minorité catholique dans ceux de la inajorilé protestante, ne désarmailpas; mais elle avait dépouillé toute violence. Il soufflait comme un vent de concorde et de paix sur les anciennes dissidences. La pratique de l'équité par le gouverneur, tel était le secret de la révolution qui s'était accomplie dans les esprits après dix-huit mois d'administration. Ici, nous laissons la parole à un contemporain peu suspect de partialité envers le représentant du roi, au plus illustre des calvinistes de Sedan, à celui dont l'éloquence véhémente passionnait depuis vingt ans la petite Genève, à Pierre Du Moulin. Voici en quels termes il rendait hommage à la conduite de Fabert, quelques jours après la solennité de la prestation du serment, dans une épître

verbal (orig.) de la prestation de serment, enregistré au greffe du conseil souverain. Cette pièce porte, avec les signatures du gouverneur, des membres du conseil souverain et de quelques notables, celles de M""' de Fabert, de Gabriel de Myon, son beau-frère (marié à Chrétienne-Richard deClevant), plus tard lieutenant de roi à Sedan, et du chevalier de Pelleport.

On trouve aussi, dans le Registre du greffe, les lettres royales confirmatives des actes auxquels donna lieu la prestation de serment; elles sont datées du 30 juin, comme l'édit de Rueil dont il est question ci-après. Le conseil souverain les enregistra, à la requête du procureur général du roi, dans l'audience du 15 juillet suivant.

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