AU PAS DE SUSE
Louis XIII en personne, et qui intervient en Italie pour y soutenir contre les Espagnols les droits de Charles de Nevers à la succession du duc de Mantoue. Les troupes royales atteignent (6 mars) le Pas de Suse, gorge étroite ouverte à travers le roc, et que le duc de Savoie, défendant sa neutralité, a fermée avec trois lignes de bons retranchements garnis de soldats. Les deux premières barricades, dont l'une est établie à un quart de lieue du village de Chaumont, sont enlevées l'arme au poing. On ne s'arrête que devant la troisième, protégée par le fort Gelase, placé sur un sommet escarpé. L'escalade, réclamée par le régiment de Vaubecourt, paraît téméraire au roi, qui mande Fabert pour le consulter. Après une reconnaissance périlleuse de la barricade et de ses abords, le sergent-major de Rambures indique un plan d'attaque. Déjà des ordres sont donnés par le roi pour l'exécuter, et le régiment de Rambures est désigné pour occuper le poste d'honneur, quand les conseils de quelques officiers, aussi téméraires que présomptueux, font prévaloir un autre parti. Fabert, qui a tout d'abord mis en évidence les inconvénients et les dangers de ce nouveau projet, impose silence, maintenant, à son amour-propre froissé, et s'offre des premiers pour l'exécution du plan qu'il a désapprouvé. Quand l'ennemi lui a tué plus de la moitié de sa troupe et a mis hors de combat les déta-
de leur ville, est à rapprocher dci5 détails que l'on trouve sur ce sujet dans les Mémoires de Richelieu et de Pontis, dans le Mercure de n etc.