IL LOUE LA CONDUITE DE FABERT
placée sous le vocable de la Sainte Vierge et destinée à la garnison. En rendant compte à Mazarin de sa mission, ce })rélat apprécia en ces termes, dignes d'être cités, la manière dont Fabert répondait aux obligations de sa situation de gouverneur : « Je ne saurai assez vous représenter avec combien d'honneur et d'acclamations j'ai été reçu tant par les catholiques que par ceux de la religion prétendue réformée, que j'ai trouvés également prêts à obéir ponctuellement aux volontés de Sa Majesté. Véritablement, il ne se peut rien ajouter à leur affection^ non plus qu'à celle de M. Fabert, qui sait, par sa douce conduite, tenir ce peuple dans toute l'obéissance que Votre Eminence saurait désirer. Cette place ne pouvait être confiée à une personne plus intelligente et plus sage, et qui, par sa vertu et ses bons exemples, fût plus capable de faire du fruit dans sa religion. Il ne manque. Monseigneur, ni de soins pour sa charge, ni de zèle pour l'Eglise, ni de fidélité pour Sa Majesté, et je puis assurer Votre Eminence qu'elle n'a jamais eu un meilleur serviteur, ni plus affectionné. Je n'ai rien fait en cette ville que par ses avis '. » De son côté, Mazarin témoigna à Fabert sa satisfaction pour l'aide dévouée qu'il avait prêtée à Léonor
i. Lettre (aut.) de Léotior d'Estampes à Mazarin, du "24 août (Arcli. nat., KK, 1071). Le procès-verbal cité plus haut contient, à peu près dans les mêmes termes, l'éloge de Fabert.
Lettre (min.) de Mazarin à l'archevêque, du lU septembre ^Al'cll. nat., KK, 1075) en copie à la Bibliothèque mazarine, H, 1719, t. I. D'après le P. Fulgence, l'archevêque de Reims fit, en lGi5, un deuxième voyage à Sedan « pour y aller visiter son ami M. de Fabert ».
i>58 LES ACTES ÉPISCOI'AUX. SONT UATll-IÉS PAR LE l'.OI.
d'Estanii)es \ 11 s'empressa ensuite de l'aire ratifier par des lettres patentes toutes les dispositions arrêtées par le prélat '^
I. Lettre (inia.j de Mazariii à Fabert, du '6 septembre (Arch. nul., KK, 1075), eu copie à la [tibliotliequa maiarine, Ms., H, 1719, t. 1.
;2. Cf's lettres patentes, datées de novembre (sans indication du quantième), furent enregistrées, le 16 décembre, au greffe du conseil souverain ; elles sont rapportées dans le I\e(jistre du greffe, à la suite des procès-verbaux des 23 août et 21 septembre.