‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 198 sur 334 · LE SIÈGE DE ROSES EST DÉCIDÉ · texte numérisé non relu

LE SIÈGE DE ROSES EST DÉCIDÉ

Vers la fin de '1644, Fabert fut mandé à Paris par Mazarin, qui voulait conférer avec lui de la direction à donner à la guerre au delà des Pyrénées, pour réparer les échecs subis à Lérida el devant Tarragone par le maréchal de la Mothe-Houdancourt. Il représenta au cardinal qu'il était urgent d'engager avec vigueur les hostilités en Catalogne, et que l'on pouvait, sans inconvénient, dégarnir de troupes le Piémont, où la guerre faite au profit du prince Thomas se bornait à des prises de places de peu de conséquence. D'après son conseil, plusieurs régiments reçurent l'ordre de" quitter l'Italie pour se rendre en Catalogne, et le comte d'Harcourt fut placé à la tète des troupes de cette province avec le titre de vice-roi, en remplacement du maréchal de la Mothe, enfermé au château de Pierre-Encize.

Parmi les places restées aux mains de l'ennemi, celle de Roses fixa l'attention de Fabert, qui en proposa le siège à Mazarin. Assise au fond d'une rade immense et bien abritée, défendue par un château fort et une bonne citadelle, elle servait de retraite aux Espagnols pour leurs vaisseaux de guerre et leurs galères marchandes. En s'y maintenant, ils conservaient une porte ouverte sur la Catalogne, du côté de la mer, et une autre sur le Roussillon, du côté des Pvrénées'. De là, ils continuaient à entretenir des

1. On lit dans un Mémoire de Richelieu au roi, des diM'niers jours de juin IQli (cop., Bibl. nat., Ms., Sainl-Germaiu-IIarlaij, S'A), rapporté par M. Avenol (Lettres; de Richelieu) : « Il est à considérer que jamais la Catalogne et le Roussillon ne seront entièrement assu-

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