‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 199 sur 334 · SUR SA PROPOSITION · texte numérisé non relu

SUR SA PROPOSITION

intelligences avec les mécontents, faisaient des courses jusqu'au cœur de la Catalogne, et tenaient sous le coup d'une menace incessante les provinces arracliées cà leur domination.

Ce n'était pas la première fois que les conseillers de la royauté étaient conviés à mettre à exécution le projet d'attaque de Roses ; mais à Fabert appartient l'honneur d'avoir su décider Mazarin à ouvrir la campagne par l'attaque de cette importante place maritime. Le comte d'IIarcourt devait contenir les Espagnols sur la fi'onlière d'Aragon, landis qu'un corps de troupes séparé, placé pour la l'orme sous son commandement en chef, et confié au comte du Plessis-Praslin, lieutenant général, était chariïé des opérations de siège. Des mesures étaient prises en même temps pour l'investissement de Roses, du côié de la mer.

Fabert, désigné pour servir sous les ordres de du Plessis-Praslin, en qualité de maréchal de camp',

rés au roi qu'on n'ait pris Tortose, Tarragone et Roses. » Dans la même pièce, il est question d'une reconnaissance des environs de Roses, exécutée par Turennc. D'après le passage suivant d'une lettre de Chavigny à de Noyers, du '28 avril 16i^ (cop., Arch. a/f. élr., France, t. C), Fabert aurait été associé à Turenne pour celte opération : « J'ai dit à Son Éniincnce [Richelieu] Tordre que le rui donna à M. de Turenne et à M. Fabert d'aller visiter Roses, quand le régiment de Boissac sera arrivé » On se rappelle que Cliavigny é'tait alors à Narbonne avec Riclielieu, et de Noyers au camp de Perpignan, auprès du roi.

1. On lit dans les Mémoires de du Plessis-Praslin (collection Petitot) : « On avait donné Fabert au comte du Plessis pour servir de maréchal de camp sous lui, parce qu'il avait quelque connaissance de la place |Roses|. » Ce passage est à rapprocher de celui que nous venons de citer d'une lettre de Chavigny à de Noyers, du 28 avril 10i2.

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