‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 202 sur 334 · FABERT FAIT PRISONNIER SUR LA ROUTE DE FIGUIÈRES · texte numérisé non relu

FABERT FAIT PRISONNIER SUR LA ROUTE DE FIGUIÈRES

de secours n'ayant pas été confirmé, Fabert crut pouvoir négliger toute mesure de précaution. Avec une brigade de la compagnie de chevau-légers de la reine ^ pour toute escorte, il, se dirigea droit surFiguières, où l'attendait le comte de Chabot, maréchal de camp^.

Chemin faisant, un parti de cavalerie ennemie, sorti de Roses, fondit à l'improviste sur sa petite troupe, entre la Jonquière et Ilostalnou, et la mit en fuite. Resté presque seul, il tuaraide d'un coup de pistolet le commandant espagnol. Après une résistance désespérée qui faillit lui coûter la vie, il se rendit et fut conduit à Roses avec plusieurs chevau-légers, un parent de sa femme, nommé Darry, et La Rivière, un de ses domestiques".

Ce fâcheux incident aftecta vivement le comte d'Harcourt^, ainsi que du Plessis-Praslin, qui n'appréciait pas moins, dans son maréchal de camp, les qualités de l'homme privé que les lumières et l'expérience du chef militaire'. On s'émut à la cour, où

1. A sa compagnie de gendarmes, levée sous Louis XIII, Anne d'Autriche avait ajouté, le 18 juin 1613, une compagnie de chevaulégers. Elle était commandée, à l'époque qui nous occupe, par Jacques Stuart de Caussade, marquis de Saint- Maigrin, maréchal de camp. Comme les gendarmes, elle disparut en 1666. [Susane, Histoire de la cavalerie française.)

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