‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 210 sur 334 · LUI SUSCITE DES ENVIEUX · texte numérisé non relu

LUI SUSCITE DES ENVIEUX

lation la plus perfide, du moins sur celle qui semblait, devoir lui être le plus nuisible auprès de gouvernants assez disposés à écarter tout sujet d'ombrage : il était d(''peint à la l'égente et au cardinal comme ne mettant aucun frein à l'exercice de son autorité dans Sedan, L'inébranlable fermeté avec laquelle il tenait la main à ce que la volonté royale fût rigoureusement obéie, tel était son crime. Lorsque l'on sut que l'appui de la reine mère lui était acquis, on se mit à le décrier auprès de Mazarin. Mais l'odieuse machination fut réduite à néant, après que l'on eut entendu le premier ministre rendre hommage en ces termes à la pureté de ses intentions : « S'il faut se délier de M. de Fabert, il n'y a plus d'amis en qui Ton puisse mettre sa confiance. » Le crédit dont il jouissait auprès du cardinal était d'ailleurs assez notoire pour qu'un libelliste du temps, détracieur de la France, ait songé â associer leurs noms dans un de ses écrits diffamatoires. Le pamphlet dont il s'agit était intitulé Bibliotheca Gallo-Suecica, et contenait plusieurs titres de livres supposés. L'un de ces titres faisait allusion aux mesures prises par Mazarin et Fabert pour l'accroissement des fortifications de Sedan et des places frontières '.

1. Voici ce titre : Avertissement touchant la bienveillance du Roi très chrétien envers les villes impériales et libres, par un flatteur faux-fourbe, avec les plans des mêmes villes et les formes en plans des citadeiles qu'on doit y faire en forme d'airain, à Metz, par l'industrie d'A'oraham Fabert, architecte royal des machines et gouverneur des ville et citadelle de Sedan. (P. Barre.)

D'après le P. Bougeant {Histoire des négociations), cité par le

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