‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 209 sur 334 · LA CONDUITE DE FABEUT · texte numérisé non relu

LA CONDUITE DE FABEUT

se rendre à l'armée, ne lui permettait pas de sauvegarder convenablement les intérêts dudomaine royal. La régente décida, sur cette observation, que les membres du conseil souverain seraient tenus, à l'avenir, de veiller directement sur les officiers administrateurs, sans préjudice de l'autorité que le gouverneur conservait sur ces derniers. Un autre acte de Fabert, qui suivit de près son retour parmi les Sedanais, atteste le prix qu'il attachait à maintenir la population dans la voie des bonnes mœurs : c'est une mesure concernant la police des cabarets, et particulièrement des établissements où l'on prenait du tabac; par une ordonnance du \" août, il interdisait aux taverniers de donner à boire chez eux après la retraite sonnée, sous peine d'amende*.

Cependant, le zèle que Fabert ne cessait de déployer pour le service du roi, et la légitime influence qu'il s'était acquise, tant à la cour que dans son gouvernement, par sa conduite aussi habile que désintéressée, ne pouvaient manquer de lui susciter des envieux. Où trouver un homme public qui n'ait jamais subi les atteintes de la jalousie ou de la haine ? Heureux ceux qui, comme Fabert, ont vu la calomnie déversée sur leurs actes servir à rehausser l'éclat de leur renommée de probité et d'honneur ! L'intrigue qui visait à ruiner sa réputation reposait sur l'impu-

1. p. Norbert. — L'administration vigilante de Fabert multipliait les mesures d'ordre et de police. On trouve aux Arcliives du tribunal de Sedan un grand nombre de pièces de 1644 et 1645, émanant du conseil de police.

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