‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 217 sur 334 · Voir ci-dessus, à rannée · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, à rannée

l'IiOGKÈS DE L'INDLSTKIE SEDANAISE. 'J87

reprises, Mazarin s'était engagé à i'ournir des tonds pour ces travaux, mais ses promesses étaient restées sans effet. Fabert ne tarda pas à comprendre que sa nouvelle requête aurait le sort des précédentes : les colfres de l'épargne étaient vides. Cependant, il ne renonça pas à son projet. Nous verrons bientôt comment il suppléa à l'impuissance de l'État par les ressources de sou initiative particulière.

L'année 1646 est marquée pour Fabert non seulement par de hauts faits militaires, mais par des services administratifs signalés. Ce n'est pas trop dire que la ville de Sedan doit une forte part de la prospérité industrielle dont elle jouit encore, après plus de deux siècles, aux mesures qu'il prit pour aider à l'extension et au perfectionnement de la fabrication des draps. Quelques mots sur Torigine et les premiers développements de cette branche de l'industrie à Sedan, nous paraissent ici à leur place.

La première manufacture de draps établie dans cette ville date de 1618. la seconde de 1630. Ces maisons ne confectionnèrent d'abord que des étoftés de laine communes'. Peu à peu, elles améliorèrent leurs procédés, mais sans pouvoir réussir, à l'égal de celles de Leyde, dans la fabrication des draps lins. L'émigration leur enlevait d'ailleurs un grand nombre d'ouvriers, attirés en Hollande par l'appât de salaires plus élevés. En WM, trois fabricants de Paris, Nicolas Cadeau, Jean Binet et Jacques de Marseille,

1. L'iuduslrie des serges avait pris naissance à Sedan vers le milieu du seizième siècle.

Page 1