AU COMBAT DE VEILLANE; AU SIÈGE DE SALUCES
le régiment de Ramburcs, qui faisait partie des troupes placées sous les ordres de Richelieu en personne. Une dangereuse rechute le retint quelque temps dans cette ville, puis il se rendit à Pignerol. De là, il passa en Savoie avec son régiment récemment appelé à servir dans l'armée commandée par Louis XIII, et qui venait d'entrer dans Ghambéry. Une reconnaissance de nuit, qu'il pratiqua avec une rare audace, donna les moyens de s'emparer par surprise du fort de l'Esguille. Après avoir contribué à la reddition des postes fortifiés de Pontamafrey et de Saint-Michel, dans la vallée de l'Arc, il rentra en France avec Ramburcs, qui avait mission d'escorter Louis XIII jusqu'à Lyon (juin). Pendant son séjour dans cette ville, le roi le chargea à plusieurs reprises d'aller porter ses instructions aux généraux.
Fabert marchait avec son régiment lorsque celui-ci retourna en Piémont, pour se mettre à la disposition du duc de Montmorency .Pendant la campagne qui s'ouvrit alors, il assura au défilé de Veillane (10 juillet), avec une poignée d'hommes déterminés, le passage de l'arrière-garde de l'armée. Quelques jours après, devant Saluées, après avoir eu son chapeau percé de deux balles à l'attaque d'un faubourg, il exécutait une reconnaissance sous le feu de la place. Mais une grave maladie mit encore une fois ses jours en danger. On le transporta en premier lieu à Saluées, qui avait capitulé, ensuite à Château-Dauphin, où il acheva de se guérir. Il devait être encore en Italie quand le roi, rentré à Lyon peu après la prise de Saluées, signa