‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 223 sur 334 · EST EN BUTTE AUX ACCUSATIONS DU DUC DE BOUILLON · texte numérisé non relu

EST EN BUTTE AUX ACCUSATIONS DU DUC DE BOUILLON

familles Bouthilier et Villesavin*. Enfin, le 16 juin, il quitta Paris pour rentrer dans son gouvernement.

Il y fut suivi de près (2:2 juin) par trois commissaires royaux, nommés, le 16 avril précédent, pour évaluer les revenus du domaine de Sedan, de concert avec trois délégués de la princesse Charlotte de la Tour-. Celle-ci agissait au nom de son frère, le duc de Bouillon, en vertu d'une procuration du 10 août 1646, datée de Rome, l'autorisant à négocier l'échange de la souveraineté. Le procès-verbal d'estimation qui devait servir de base aux nouveaux arrangements ne tarda pas à être établie On était pourtant encore loin de s'entendre. Frédéric-Maurice, revenu d'Italie, ne renonçait pas à l'espoir de recouvrer sa principauté. Vainement Fabert pressa Mazarin de lui faire signer le traité qui devait mettre fin à toute prétention de sa part : le cardinal persista à en ajourner la conclusion. En attendant, quelques Sedanais récalcitrants, encouragés, pendant l'absence du gouverneur, par la faiblesse ou la complicité de M. de Mygène, ne craignaient pas de se relâcher des obligations que leur imposait le serment de fidélité. De son côté, le duc, à l'occasion de l'expulsion de la ville de plusieurs magistrats dépossédés de leurs offices, préluda, par de perfides insinuations dirigées contre le gouverneur

1. Lettres (aut.) de Fabert à Chavigny, des 7 et 1-2 juin. {Arch. nat., K, 117 B.)

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