‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 224 sur 334 · Domaine de Sedan. (Bibl. nat., Ms., F. FR · texte numérisé non relu

Domaine de Sedan. (Bibl. nat., Ms., F. FR

3. Nous avons trouvé, dans les Archives de Condé (t. CCI), un mô-

S'OPPOSE A LA SUPPRESSlOiN DU CONSEIL SOUVERAIN. 293

de Sedan, à rexéciilioa de ses desseins. Il le représenta comme ayant pris des mesures d'extrême rigueur sans motifs sérieux. Le danger auquel cette accusation exposait Fabert était d'autant plus grand, que la reine mère, effrayée du nombre grossissant des ennemis d'un ministère déjà détesté, n'osait pas déjouer ouvertement les coupables manœuvres du prince. Dans cette conjoncture, Mazarin, redoutant une manifestation que semblait rendre imminente l'effervescence des esprits dans Sedan, se décida à supprimer le conseil souverain de la ville, à lui substituer un conseil présidial du ressort de Paris ou de Metz, et k envoyer des troupes de cavalerie en cantonnement dans les villages. Pour convaincre le cardinal qu'une semblable innovation, contraire aux solennels engagements du roi, allait inévitablement jeter dans les bras de ses anciens maîtres une population à peine affermie dans la soumission, et pour le faire revenir sur son imprudente résolution, il fallut le bon sens, l'adresse et toute la fermeté du gouverneur. Mais, de quel prix pouvait être pour les Sedanais leur indépendance politique et religieuse, s'ils restaient, avec des ouvrages fortifiés insuffisants, à la merci de l'ennemi du dehors? Depuis que la ville était devenue, au nord, le poste avancé du royaume sur l'extrême frontière, son châccau ne suffisait plus à sa protection. Richelieu avait promis quatre-vingt mille

moire (cop. sans date) du duc de Bouillon « pour prouver l'injustice et la fausseté de l'évaluation, faite par les commissaires du roi, des revenus des principautés de Sedan et Raucourt ».

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