AMÈNE LES BOURGEOIS DE SEDAN A COOPÉRER
livres pour répondre à ce nouveau besoin*, de bonne heure signalé par le gouverneur, mais n'avait jamais rien sorti de ses coffres. Mazarin, nous l'avons déjà dit, suivait, sous ce rapport, les traces de son prédécesseur. Fabert, après la campagne d'Italie de 1646, ne lui avait pas laissé ignorer la nécessité pressante de garantir la place contre toute éventualité d'attaque. Il reconnut bientôt que le mieux était de prendre sur lui de hâter la solution de ce qu'il désirait. A son retour à Sedan, il assembla les bourgeois et sollicita d'eux, directement, l'argent nécessaire pour les ouvrages à réparer et à construire, en vue d'une prompte mise en état de défense; il leur parla surtout de l'épuisement du trésor, des frais immenses qu'allait occasionner la guerre civile grondant déjà, selon lui, aux portes de Sedan, et réussit à obtenir l'établissement d'un droit d'octroi, dont les revenus devaient permettre de subvenir aux dépenses-. Toutefois, il avait commencé à donner aux sujets du roi l'exemple du dévouement aux intérêts de l'État, en s'enga^eant à faire élever, de ses propres deniers, une grande partie des nouvelles fortifications. Mazarin se hâta d'approuver des dispositions qui secondaient si