SON PÈRE LUI CÈDK LE BAIL DES FORGES DE MOYEUVRE
nait pas d'avoir persisté à suivre son inclination pour laproiession militaire, cl allait jusqu'à le soupçonner, on ne sait trop pour quel motif, de vouloir porter la main sur le patrimoine commun. Il est triste de dire que les protestations de désintéressement de Fabert, dictées par une atïection fdiale dont il n'avait jamais cessé de donner des témoignages, ne désarmèrent pas l'étrange défiance du maître-échevin \ Cependant, il dut y avoir à que-lque temps de là un rapprochement entre le père et le fils, à l'occasion de la rétrocession que le premier fit au second du bail des forges de Moyeu vre, situées dans le Barrois, au confluent du Conroy et de l'Orne.
Cette importante usine avait été remise en activité vers 1561 par le duc Charles III, qui voulait à la fois encourager l'industrie dans ses États et assurer un écoulement avantageux aux produits des forêts de Briey et de Moyeuvre. Elle était passée des mains de Louis de Bettainvilliers, receveur et gruyer de Briey, entre celles de Melchior et Pierre Gauvain, auxquels avait succédé comme bailliste le maître-échevin Fabert, en vertu d'un acte signé le 24 février iOS^. Depuis, elle n'avait fait que déchoir sous la direction
1. U résulte d'un acte dont Textrait se trouve dans les Archives de la famille, que Fabert possédait à cette époque, en son propre nom, le château et la maison forte de Moulins, avec leurs dépendances. Cet acte contient à la fois donation à Fabert, sergent-major au régiment de Rambures, en date du 18 octobre 1629, et transport de donation par ce dernier à son frère aîné François, le 10 février 1632, de la seigneurie de Moulins. A part quelques terres démembrées par des ventes de 1792 à 1795, le domaine de Moulins est resté depuis aux mains delà branche aînée.