ALARME DONNEE A SEDAÎ^ PAR LES SOLDATS DE TURENNE, 33;J
doniiail l'alarme aux places de la frontière qui, tour à tour, se croyaient menacées. Enfin, au moment où Fabert, informé par une lettre de Bridieu, gouverneur de Guise, que Sedan allait être investi, demandait des renforts au maréchal de camp du Tôt, pour être en mesure de soutenir un siège, l'archiduc, alors à Aubenton, à douze lieues de là, prenait le chemin de Ribemont'; ses troupes, jointes aux régiments wallons que l'attitude pleine de fermeté de Fabert n'avait pas peu contribué à éloigner de la Ghanipagne, s'emparèrent successivement du Càtelet, de la Gapelle, de Vervins, de Rethel et de Ghàteau-Porcien. Leur avant-garde atteignit Dammart.in. Tui'enne songeait à pousser encore plus loin, quand les Espagnols, on ne sait trop pourquoi, demandèrent à rebrousser chemin. La cour n'avait pas attendu cet instant pour mettre les princes à l'abri d'un coup de main dans le château de Marcoussis, à six heures de Paris.
Lors de l'entrée en France des troupes espagnoles, les bourgeois sedanais s'étaient empressés d'offrir au gouverneur d'entretenir de leurs deniers le supplément de garnison qu'il estimerait nécessaire pour une bonne défense de la place en cas d'atla([ue '\ Non
Mazarin, du 26 mai; bulletins (aut.) des 15 et iH mai; lettre (aut.) de Montégu, gouverneur de Rocroi, à Fabert, du 28 mai. {Arcli. nat., KK, 1071.)
1. Lettres (aut.) de Fabert à du Tôt, du 29 mai, et à Mazarin, du 1" juin. (Arcli. nat., KK, 1071.)
2. Lettre (aut.) de Fabert à Cliavigiiy, du 5 juin. (Arch. mil., K, 118 A.)