‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 260 sur 334 · MESURES PRISES A L'EGARD DES HABITANTS DES VILLAGES · texte numérisé non relu

MESURES PRISES A L'EGARD DES HABITANTS DES VILLAGES

seulement Fabert ne trouvait pas les mêmes dispositions chez les liabitanls des villages de la souveraineté, mais il était presque certain d'en être abandonné au momentdu danger ^ Aussi les surveillait-il sans cesse. Vers le milieu d'août, ayant été informé du retard qu'ils mettaient à battre leurs i^rains, rnali^ré l'ordre donné de procéder au plus vite à cette opération, afm de sauver la moisson des mains de l'ennemi, il leur enjoignit de se faire aider par des manœuvres-'. Il était prescrit aux maires de répartir ces derniers entre les laboureurs, proportionnellement à la quantité de gerbes que chacun d'eux avait à recueillir. Les journées des manœuvres non employés devaient être payées par les contrevenants, sans préjudice de la confiscation des grains leur appartenant. L'o})portunité de cette mesure était évidente ; néanmoins, il se rencontra assez de paysans récalcitrants pour que Fabert fût obligé d'envoyer des soldats achever le battage dans les villages '. A la fin d'août, le voisinage de l'ennemi lui donna à craindre l'investissement prochain de la place. Il manda aussitôt de Rocroi le régiment de Navarre, auquel les bourgeois, selon leur promesse, fournirent la solde, sans cesser de contribuer aux dépenses nécessitées par les travaux de fortitîcation, bien qu'elles atteignissent un

1. Lettre (aut.) de Fabert à Cliavignv, du [i juin. (Arch. nut., K, 118 A.)

2. Ordonnance inip. du 15 août. iArch. du Irihuval de Sedan.)

3. Lettre faut.) de Fabert à Chavigtiy, du 5 octobre. {Collection de M. La Caille, juge au tribunal de la Seine.)

1 ABERT FAIT ENTHEll UN CONVOI DANS MOUZON. 335

chiffre deux lois plus élevé que les années précédentes'.

Cependant Turenne, un instant déconcerté dans ses plans par le translérenient des princes à Maicoussis, continua ses opérations par le siège de Mouzon {ill septembre). Fabert avait signalé de bonne heure cette place à Le Tellier comme un des objectifs de l'ennemi-. Aucune circonvallalion n'ayant été construite, il put faire passer aux assiégés, au moyen de bateaux qui remontèrent la Meuse, des munitions de guerre et de bouclier Malgré la détresse des troupes espagnoles, dépourvues de vivres, elles fautes commises dans la conduite du siège', malgré la vaillante défense de la garnison, bien secondée par les habitants, Mouzon succomba au bout de sept semaines. L'ennemi y entra le 5 novembre ; les }»ertes qu'il avait essuyées l'affaiblissaient assez pour lui rendre impossible d'attaquer Donchery, qui n'était pas en état de résister longtemps, et dont la

1. Lettre (aut.j de Fabert à Chavigny, du "2G août. {Colhclio)i do M. le sénateur Cunin-Gridaiue.)

2. Lettres (aul.), 1" des 8 et 18 se|)tembre {Arch. D. G-, t. GXIX) ; 2" du 11 septembre {Arch. mit., KK, 1071).

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