‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 29 sur 334 · CRÉATION DU PARLEMENT DE METZ · texte numérisé non relu

CRÉATION DU PARLEMENT DE METZ

celle de ses frontières », écrivait, au lendemain de cette conquête facile, l'auteur d'une nouvelle à la main sortie de l'officine de Renaudot ^ Richelieu ne devait pas dire autrement. En même temps, la constitution politique du duché recevait une grave atteinte par la création (édit royal du 15 janvier 1633) du parlement de Metz, dont la juridiction s'étendait sur les villes lorraines réunies à la France à titre de dépôt. La nouvelle cour fut installée à Metz, le 26 août suivant, avec Anthoiue de Bretagne pour premier président. C'en était fait des prérogatives des magistrats messins et de l'autorité souveraine du maître-échevin. En vain Abraham Fabert, maitreéchevin, tenta de ressaisir l'exercice de ses anciens droits : il n'obtint pas gain de causée Louis XIII ne lui laissa que les prérogatives de magistrat mu-

1. Pièce intitulée : L'entrée du Roi à Nancy, réimprimée dans le Recueil de documents sur r histoire de Lorraine, 18GG. {La guerre de Trente Ans en Lorraine, par J. A. Schmidt, t. I".)

"2. La lutte entamée ]iar le vieux magistrat messin contre l'institution du Parlement prit fin par un édit d'août 1634, qui supprima la juridiction du mailrc-échevin, substitua au conseil des treize un bailliage royal, créa des bailliages à Toul, Verdun, Vie et Mouzon, et rétablit des prévôtés à Clermont, Stenay, etc. Ce ne fut, cependant, qu'en 1641, c'est-à-dire à peu près trois ans après la mort d'Abraham Fabert, que cet édit fut enregistré et mis à exécution.

On trouve aux Archives des affaires étrangères, Lorraine (l. XV) un ordre (min.) du roi à Fabert le père, du 6 août 1634, de se rendre immédiatement à la cour, et une lettre (min.) du roi à Anthoiue de Bretagne, de la môme date, par laquelle il lui mande de faire partir immédiatement le magistrat messin. Le voyage d'Abraham Fabert devait être tenu secret. Louis XllI ne s'explique pas sur les motifs pour lesquels il le mandait auprès de lui. On peut conjecturer qu'il s'agissait des nouvelles mesures relatives à la création d'un bailliage.

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