Frédéric-Guillaume, dit le Grand Électeur
3. « Le licenciement des troupes de Brandebourg et Ncubourg vous donne le moyen d'avoir de très bons hommes avec peu d'argent. » (Lettre de Fabert à Mazarin, du 25 octobre, citée plus haut.)
4. Le comte de Manicamp commandait, sous le maréclial d'Aumont, un corps séparé.
5. Il s'agit ici des troupes laissées en Picardie par le prince de Condé, lors de son départ pour Bordeaux, et refoulées ensuite par le maréchal d'Aumont sur la frontière luxembourgeoise, ou retirées dans
Fabert est Tâme de l'entreprise de guerre qui doit signaler le retour de Mazarin en France. Le temps presse : il faut répondre à l'impatient désir du cardinal de quitter la terre d'exil. Les oflres de service ne manquent pas, l'important est de faire converger les volontés vers un but commun. C'est Fabert qui a mission, au nom du cardinal, de diriger les efforts individuels. Il accueille les propositions de bons oflices, stimule les dévouements douteux \ et sait tirer parti du zèle ardent de quelques transfuges rentrés dans le devoir. Sous son impulsion, des levées, conduites par des officiers aussi bien choisis que possible, s'organisent en Champagne, en Lorraine, dans le duché de Bouillon, l'évêché de Liège et, au delà, dans le pays messin, en Alsace et jusques à Clèves. Les troupes régulières sont les seules qu'il admette à entrer dans la composition de l'armée dont le recrutement lui est confié-. Pour subvenir aux dé-
Stenay. Fabert surveillait sans cesse leurs mouvements, et se plaignait de leurs courses clans le nord de la Champagne et aux environs de Sedan. Mazarin, que ces troupes guettaient jour et nuit pour Tempêcher de gagner la frontière, proposa à Fabert de les faire attaquer par surprise, mais il ne fut pas donné suite à son dessein. (Lettre de Fabert à Chavigny, du 13 septembre, déjà citée ; lettres (cop.) de Brienne aux maréchaux de l'Hôpital et d'Aumont, du mois d'octobre {Arch. D. G., t. CXXVII) ; lettre imin.) du roi à Tintendant Dosny, du 4 octobre {Arch. nat., KK, 1070) ; lettre (cop.) de Mazarin à Fabert, du 27 octobre (Arch. aff. étr., Recueil spécial, t. XXIX).
1. Parmi les gouverneurs dont les protestations de fidélité ne rassuraient jias complètement Mazarin, citons le duc de Noirmoutiers, gouverneur de Charleville, et le comte de Bussy-Lamet, gouverneur de Mézières; l'un et Fautre étaient en relations avec le coadjuteur.
2. « J'estime peu les paysans qu'on peut mettre sur pied, et ns crois pas que vous puissiez tirer des places de cette frontière rior.
penses d'enrôlement et d'armement, il dispose des fonds que le cardinal lui a laissés en dépôt à Sedan. Il est autorisé « à tailler et rogner, comme bon lui semblera^ ». Généraux, gouverneurs, mestres de camp et gentilsbommes se concertent avec lui, les uns pour mettre sur pied de nouvelles compagnies, les autres pour fortifier des corps déjà constitués. Il est amené ainsi à entretenir des rapports directs et incessants avec les maréchaux de la Ferté-Senneterre, d'Hocquincourt et d'Aumont ; avec les lieutenants généraux marquis de Navailles-, comtes de Manicamp, de Beaujeu^ et de Brogiia^ ; avec les maréchaux de camp de Bar^, marquis de MaroUes^ et de Feuquières ', comte de Grandpré ^ et baron de
de considérable, tant les garnisons y sont misérables et faibles
Vous avez raison de ne faire nul fondement sur les promesses que vos amis et serviteurs vous font de vous venir trouver, accompagnés de beaucoup de gens, lorsque vous entrerez en France. . . .; pour servir à la campagne et faire quelque siège, il ne se faut fier qu'aux troupes réglées. » (Lettre (aut.) de Fabert à Mazarin, du 2:2 novembre, A rc/i. nat. KK, 107"2.)
1. Lettre (cop.) de Mazarin à Fabert, du 21 novembre. {Arch. aff. étr., Recueil spécial, t. XXIX.)
2-3. Servaient à l'armée de Flandre, sous le maréchal d'Aumont.