Gouverneur de Verdun
8. En abandonnant le parti du prince de Condé, vers la fin de juillet, le premier acte du comte de Grandpré avait été de se rendre à Sedan, pour faire solliciter son pardon auprès de la régente par l'entremise de Fabert. (Arch. aff. étr., France, t. CXXXIV; lettre (aut. de Fabert à Mazarin, du 30 juillet, t. CXXXVI, et lettre (min.) de Mazarin à Fabert, du 4 août, déjà citée). D'après Pinard, il fut nommé maréchal de camp par brevet du 18 septembre.
Saint-Pé'; avec le marquis de Yandy-, le comte de Bourlemont ^ le chevalier de Montégu, MM. de Tansu *, de Brinon, de Mespas, elc, Sedan devient bientôt le rendez-vous de la plupart des mazarîns militants. Dans l'impossibilité d'employer aux opérations de recrulement les officiers de la garnison, sans danger pour la sûreté de la place, il met à la disposition du cardinal le capitaine Banda % « soldat très expérimenté et homme de cœur et d'esprit à la guerre" ». Tout en s'occupant des levées, il surveille les mouvements de l'ennemi vers la frontière. Il est l'intermédiaire auquel Mazarin a recours, non seulement pour renseigner les maréchaux d'Aumont et la Ferlé sur les préparatifs