‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 303 sur 334 · MAZARIN ENTRE DANS SEDAN · texte numérisé non relu

MAZARIN ENTRE DANS SEDAN

Sedanais le virent entrer dans leurs murs, à la tête de trois à quatre mille hommes des nouvelles levées, portant ses couleurs. Le 29, pendant que le parlement criait à la trahison, il repartait de Sedan. Les maréchaux d'Hocquincourt et de la Ferté-Senneterre, ainsi que les lieutenants généraux de Navailles et de Broglia, informés à temps de ses dernières résolutions, par l'intermédiaire de Fabert^, lui amenèrent successivement d'importants renforts. Un mois après (30 janvier 1652), il rejoignait le roi et la régente à Poitiers et reprenait au grand jour les rênes du ministère. Ses nièces, que don Pimentel avait fort galamment accompagnées de Dinant à Bouillon -, étaient restées à Sedan sous la garde de Fabert.

Avant d'aller plus loin dans cette étude, arrêtonsnous un instant sur certains détails de la vie de Fabert, qui se rapportentà l'année 1651. Ici, ce n'est plus le représentant du roi, le confident de Mazarin, ce n'est plus le soldat qui est en scène : c'est l'homme, c'est le chrétien. Au moment du bouleversement général dont nous venons de traverser les phases avec lui, la foi religieuse était loin d'avoir déserté les âmes. Si égoïste et frivole que puisse nous paraître

du cardinaljusqu'à Saint-Hubert, à peu près à mi-chemin entre Dinant et Bouillon.

1. Lettres (cop.) de Mazarin à Fabert, des ii et 20, et lettre (aiit. en partie chiffrée,) de Fabert à Mazarin, du 17 décembre. {Arch. a/f. étr., Recueil spécial, t. XXIX, et France, t. CXXXV.)

2. Priorato, Histoire du ministère du cardinal de Mazarin, impartie, Amsterdam, 107 1.

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