LETTRES D'A>{OBLISSEME>T D'ABRAHAM FABERT LE PÈRE
Ces lettres sur parchemin sont scellées du grand sceau de France.
« Henry, par la grâce de Dieu , roy de France et de Navarre, à tous présents et à venir, salut.
î Entre les gratifûcations que doibvent espérer de nous ceulx qui emploient librement leur vye et personne en divers subiectz où nos affaires et le bien de nre ^ service les appelle, cest de se veoir, ensemble leur postérité , eslevez en tel degré d'honneur et de noblesse que leur vertu et services méritent, affin que ceste marque de prérogative, portée de temps en temps par leurs descendans, ne serve pas seulement à exciter les autres à s'en acquérir autant à leur imitation , mais de rendre leur propre gloire immortelle , ayant acquis à leur nom et par leur propre labeur et vertueux depportemens ce que plusieurs ont sans travail hérité de leurs ayeulx, en quoy gist le vray poinct de louange. Pour ce est il, que nous ayans en singulière recommandation les bons et agréables services que nous a renduz, durant les derniers troubles de notre Royaume , tant en noz armées quen nre ville de Metz , nre cher et bien amé Abraham Fabert, S'' de..., commissaire ordinaire de nre artillerie, es Gouvernement de Metz, Thoul et Verdun, esquelz endroiclz il s'est si vertueusement comporté et tesmoigné laffection qu'il avoit au bien de nre service, quil en est digne de grande louange et destre honoré de tiltre , grâce et prééniinance qui puissent à ladvenir faire foy de ses mérites et luy demeurer et à sa postérité pour perpétuer l'honneur de sa maison, et pour autres grandes, justes et raisonnables considérations à ce nous mouvans. Avons ledit Fabert, réputé yssu de noble race, ensemble ses femme et enffans, postérité et lignée tant masles que femelles, naiz et à naislre, et procréez en loyal mariage, annobly et annoblissons, faisons et desclarons gentil-