‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 34 sur 334 · FABERT RECHERCH · texte numérisé non relu

FABERT RECHERCH

giale de Sainte-Croix, à Pont-à-Mousson, et qui répondait au signalement fourni par le soldat aux gardes sur son prétendu complice \

Fabert et l'envoyé du roi se rendirent sur-le-champ à Pont-à-Mousson. Là, Dominique Richard, consulté par eux, leur apprit que le prêtre en question était mort depuis plus de quatre ans, en revenant de Rome. De nouveaux avis ne tardèrent pas à imprimer aux recherches une autre direction. Les deux enquêteurs partirent (17 octobre) pour les environs de Phalsbourg et de Lixheim, où ils trouvèrent un curé nommé Claus, né à Pont-à-Mousson, sur lequel des indices récents faisaient planer les soupçons qui s'étaient arrêtés en premier lieu sur le prêtre Niclus. Incontinent, il fut appréhendé en présence de ses paroissiens, placé à cheval en croupe derrière le valet de Fabert, conduit à Lixheim et interrogé. Mais son innocence ayant été reconnue, on le mit en liberté '-. L'affaire n'eut pas d'autre suite, si ce n'est que l'on pendit le soldat aux gardes. Le prêtre lorrain était évidemment un être imaginaire inventé par le prisonnier pour se soustraire aux effroyables douleurs de la géhenne. Quant à Richelieu, il avait perdu une belle occasion de trouver une fois de plus matière à accusation contre le P. Chanteloube. Fabert reprit le chemin de Metz,

1. « Procès-verbal (expéil. orig.) du seigneur de Bonnefoy, lieutenant du chevalier du guet, fait à Metz, le 13 octobre. » (/1;t/(. aff. étr.. Lorraine, t. XV.)

2. Procès-verbal (expéd. orig.) établi, le 17 octobre, par Jean Bcrlh\er. (A rcli. a (f. étr.. Lorraine, t. XV.)

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