‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 33 sur 334 · TENTATIVE CRIMINELLE CONTRE LA VIE DE RICHELIEU · texte numérisé non relu

TENTATIVE CRIMINELLE CONTRE LA VIE DE RICHELIEU

faction à ses passions rancunières; mais sa haine personnelle poursuivait ailleurs ceux qu'il tenait pour ses vrais ennemis. Depuis plus de dix-huit mois, il n'était question que de complots tramés contre sa vie. Il en faisait remonter la pensée instigatrice jusqu'à la reine mère, réfugiée à Bruxelles, et à son confident intime, le P. Chanteloube. Le parlement de Metz, appelé à décider du sort des coupables, avait signalé son zèle de néophyte par plusieurs arrêts de mort, dont le dernier condamnait par contumace le P. Chanteloube à être roué vif. Ce jugement était prononcé lorsque le cardinal eut avis d'une nouvelle tentative criminelle dirigée contre lui par un soldat du régiment des gardes. Livré aux tortures de la question, ce malheureux dénonça comme lui ayant suggéré cet abominable dessein un prêtre lorrain, qu'il disait avoir rencontré aux environs de Meaux, et qu'une estafilade au visage rendait facilement reconnaissable. Quelques jours après (13 octobre), arrivait à Metz Jean Berthier, seigneur de Bonnefoy, lieutenant du chevalier du guet en la ville de Paris, porteur d'une lettre du roi (du 9 octobre) à l'adresse de Fabert ^ N'ayant pas rencontré le capitaine chez son père, il se transporta au domicile de son beau-père, à Pagny-sous-Preny,où il lui remit la missive royale. Il s'agissait de découvrir un prêtre du nom de Christophe Niclus, que l'on désignait eomme ayant desservi une chapelle de l'église collé-

i. Lettre (min.). (Arch. aff. étr., Lorraine, t. XV.)

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