‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 37 sur 334 · FABERT FAIT PRISONNIER DEVANT THIONVILLE · texte numérisé non relu

FABERT FAIT PRISONNIER DEVANT THIONVILLE

Raiitzau dans Saint-Jean-de-Losnc. — Mission à la cour, après la retraite du comte Galas. — Éloge i|ue de Noyers fait de Fabcrt. — Au siège de Saiiit-Avold. — Reçoit du roi trois capitaineries lorraines.

Bientôt Richelieu se préoccupa un peu moins de ses ennemis personnels à l'intérieur, et beaucoup plus de ceux de la France au dehors. Il est vrai qu'en prévision d'une lutte ouverte contre la maison d'Autriche, il préparait depuis longtemps en secret, et l'on peut môme dire sournoisement, ce qu'il espérait devoir servir à la réalisation de ses desseins. La place forte de Thionville, porte ouverte sur l'électorat de Trêves, ne pouvait manquer de fixer son attention. Ne trouvant pas suffisantes certaines indications recueillies auprès de Fabert le père sur les moyens de s'en emparer par surprise, il dépêcha le fils pour en faire la reconnaissance. Les explications que ce dernier donna à son retour, sur le plan de la forteresse espagnole, soulevèrent quelques objections de la part du P. Joseph. Nul doute que la confiance dont le roi l'honorait ne lui eût valu cette contradiction. Rien ne pouvait, en pareil cas, lui être plus sensible qu'un reproche, même indirect, d'inexactitude. Aussi, sans attendre qu'on l'y invitât, se mit-il en route une seconde fois pour Thionville. En approchant des remparts, il fut arrêté par des soldats, mené au gouverneur et aussitôt gardé à vue (.'^0 octobre) \ La rigueur avec laquelle on le traita lui

1. Celte date est empruntée à Jean Bauclicz, le chroniqueur messin déjà cité, auquel la mésaventure de Fabert a fourni l'occasion de rimer une pièce intitulée : Le cadet Fabert pris à Théonville.

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