‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 38 sur 334 · DÉMARCHES DE RICHELIEU POUR ORTENIR · texte numérisé non relu

DÉMARCHES DE RICHELIEU POUR ORTENIR

donna à croire qu'il avait été dénoncé aux Espagnols, et. le porta à faire remonter cette perfidie jusqu'au frère du cardinal *. Quoi qu'il en soit, on le transféra peu de jours après à Luxembourg, où il subit plusieurs interrogatoires pendant lesquels il dissimula, avec une présence d'esprit qui ne se trouva jamais en défaut, le véritable objet de son voyage à ïliionville. La nouvelle de la détention de Fabert était parvenue à la cour dès le 4 novembre. 11 avait réussi à faire connaître de bonne lieure son arrestation et les circonstances qui l'accompagnaient au baron de Grateloup. M. d'Amontot'^ résident de France à Bruxelles, eut aussitôt de Richelieu l'ordre de demander, au nom du roi, la délivrance du pi'isonnier, et de déclarer, s'il y avait lieu, au cardinal infant^ et au marquis d'Ayelona, ca})itaine-général des Pays-Bas, que les traitements qu'on lui ferait subir seraient appliqués rigoureusement à don Juan dcMcnessès, général espagnol, détenu à Montpellier*, et à quelques gentilshommes récemment arrêtés près de Nancy \ Pendant les poiu^parlers qui s'engagèrent

1. « Il y a bien de l'apiiarcnce, et Fabort le présume ainsi, que ce contrailicteur jaloux, qui savait son départ, en donna secrèleincnt avis à Thionville. » (Saint-Jory.)

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