A LA POURSUITE DU COLONEL LUDOVIC
aux troupes impériales le blocus de Haguenau. Le corps placé sous les ordres du cardinal, el fort d'à peu près cinq mille hommes, se dirigea par Épinal (;3 juin) sur Sainte-Marie-aux-Mines. Chemin faisant, à la suite de la chasse vigoureusement donnée à un petit poste ennemi, du côté de Conlremoulin, dans la direction du col du Bonhomme, on apprit par quelques personnes qu'un des chefs les plus connus de la cavalerie croate, le colonel Ludovic, était à peine à une heure de là, en marche vers Brisach, à la tête de quatre régimenls. Le lendemain (6 juin), le colonel Hebron, avec cinq cents à six cents chevaux, allait, par une pointe hardie, surprendre dans leurs quartiers, aux environs de Molsheim, les cavaliers ennemis. Ralliés après le premier choc, ceux-ci se retournèrent avec succès contre leurs assaillants. Heureusement, le mcstre de camp de Balilly, suivi d'une centaine de maîtres, survint à temps pour d(''gager Hebron. Faberl était au premier rang des coureurs, et se fit remarquer par son intrépidité dans la charge décisive qui mit en fuite Ludovic et ses gens. La poursuite ne cessa qu'à la nuit tombante. Les Croates laissèrent au pouvoir des vainqueurs leurs femmes et leurs enfants, leurs bagages, deux paires de cymbales, un étendard, plus de quatre cents chevaux et de cinq à six cents des leurs tués ou faits prisonniers'. Quatre jours après ce brillant coup de
1. Relalion (min.), sans nom d'auteur, de la défaite de Ludovic. (Arch. ajf. élr., Lorraine, t. XV.) C'est par erreur que cette pièce est