‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 58 sur 334 · ASSIÈGE LE CHATEAU DE CLÉMERY · texte numérisé non relu

ASSIÈGE LE CHATEAU DE CLÉMERY

reconnaissance qu'il fit ensuite du château de Guémar (près de Ribeauvillé), occupé par les Impériaux, en hâta la prise. Après que l'on eut approvisionné la garnison affamée de Schelestadt, îe comte de Guiche, maréchal de camp, voulut avoir Fabert avec lui pour introduire un convoi dans Haguenau. L'ennemi ne parvint pas à empêcher la réussite de cette opération. Un mois ne s'était pas écoulé depuis que l'armée de secours avait quitté Épinal, et déjà les Français étaient maîtres du cours de l'Ill, d'Ensisheim à Strasbourg. Les desseins du roi étant remplis, le cardinal rentra à Epinal (IG février) ^' Avant d'aller chercher à la cour des félicitations méritées, il envoya Fabert diriger, jusqu'au moment où le maréchal de camp Hebron serait en mesure de le rejoindre, le siège du château de Clémery-sur-Seille, tombé quelques jours auparavant aux mains des coureurs lorrains '. Mais lorsque le colonel écossais arriva, les défenseurs de Glémery avaient demandé à se rendre.

Après environ trois mois de repos à Metz, repos que dut profondément attrister le spectacle des souffrances de ses compatriotes décimés par les plus horribles maladies, Fabert accompagna le cardinal de la Valette dans l'expédition organisée pour faire lever

i. Un certain nombre de lettres où la Valette rend compte à Richelieu et à Chavigny des opérations de cette campagne, sont de la main de Fabert. [Arch. a/f. élr., Alsace, t. IX; Allemagne, t. XII; Lorraine, t. XXIX.)

2. Parmi les troupes employées à ce siège se trouvait une compagnie de bourgeois messins à cheval. {Journ. des camp, de Fabert.)

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