Ferdinand 111, fils de l'empereur Ferdinand
LES IMPÉUIAL'X EN FIIANOUE-COMTÉ. 8t
eurent ordre de s'acheminer vers celte place pour en couvrir le siège. Ils venaient de quitter Saverne, lorsqu'ils apprirent successivement la prise deCorbie par les Espagnols, vainqueurs en Picardie, et la levée du siège de Dôle. Environun moisaprès (10 septembre), ils occupaient les hauteurs de Monlsaugeon, au sud de laChampagne, vis-à-vis des trente mille soldats de Galas campes à Champlitte et aux environs, au nord de la Franche-Comté \ Vers la fin du séjour que les armées opposées firent sur ces positions, la Valette eut à vaincre la résistance du duc de Weimar, qui se montrait peu disposé cà courir les chances d'un enoagement général contre un ennemi supérieur en nombre, et aurait préféré qu'on se bornât à tenir Galas en haleine jusqu'à l'arrivée de notables renforts, c'est-à-dire jusqu'au printemps. Fabert a pris le soin de reproduire dans ses Mémoires les arguments dont le duc se servit pour défendre son opinion, et ceux par lesquels le cardinal soutint à son tour la sienne en conseil de guerre. L'intérêt du roi n'était pas, en définitive, ce qui préoccupait le plus le général allemand ; il cherchait, avant tout, à ne pas
1. D'après le Journal des campagnes de Faberl, raniiée de Gains se composait, dans le courant d'octobre 1G38, de : i.") rcgimcnls de cavalerie (dont 12 au duc de Lorraine et 11 de Croates), 8 régiments de dragons, 29 régiments d'infanterie (dont 2 au duc de Lorraine), et 104- pièces d'artillerie (dont GO de régiment, et 12 mortiers) traînées par 3000 chevaux.
L'armée du cardinal de la Valette comprenait : iUOO lioiiunes de pied et 1500 chevaux, et celle du duc Bernard 800 hommes de pied cl 3000 chevaux. (Lettre de la Valette au P. Josepii, du 0 janvier 1637, dans Aubery.)