ÉLOGE QUE DE NOYERS FAIT DE FABERT
de ses troupes, on s'attendait à de nouvelles exigence, de sa part; mais l'on comptait être entraîné à des concessions moins onéreuses en traitant avec lui à distance, qu'en le laissant venir à la cour présenter lui-même une demande de fonds '. Lorsqu'il fat bien pénétré des intentions de Richelieu sur ce point et sur les autres, Fabert rejoignit (15 décembre) la Valette à Neufchûteau. Son zèle intelligent et sa participation active à toutes les affaires importantes au bien de l'État le rendaient digne de l'éloge que de Noyers fit de lui, à cette époque, au cardinal de la Valette : « Je souhaiterais, disait-il, qu'il put être multiplié en cent corps, afin qu'il pût utilement servir partout ^. »
Quoique pourvu d'un congé rapporté par Fabert, et qui lui permettait de venir passer l'hiver auprès du roi, comme il en avait témoigné le désir, le cardinal de la Valette voulut, avant son départ pour la cour, s'emparer de la petite place lorraine de Saint-Avold et du château de Créhange^ Dans ce but, il prit avec lui quelques troupes d'infanterie et de cavalerie, auxquelles il adjoignit, à son passage à Metz, une compagnie de chevau-légers, dont le roi avait conféré à
1. Lettre (aut.) de de Noyers à la Valette, du 30 novembre {Bibl. nat., Ms.,F. FR., 66l7j, reproduite par Aubery.
Lettre (aut.) de la Valette à Richelieu, du 11 décembre. (Arch. aff. etr., Lorraine, t. XXIX.) La même lettre en copie (de la main de Fabert) se trouve à la Bibl. naf.^Ms., F. FR. ,6Qil, mais elle porte la date du 9.