‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 72 sur 334 · AU SIÈGE DE SAINT-AVOLD · texte numérisé non relu

AU SIÈGE DE SAINT-AVOLD

Fabert, au mois de juin précédent, la commission de capitaine'. Le 20 décembre, deux pièces d'artillerie appuyant ce petit détachement battaient en brèche les murs de Saint-Avold. Fabert se fit remarquer, comme d'ordinaire, par l'intrépidité avec laquelle ilaflrontait le péril. Cette fois, il en fut quitte pour un coup de mousquet qui perça son manteau. Le 27, le cardinal entrait dans la place; il y séjourna jusqu'au 34 . Revenant ensuite sur ses pas, par Faulquemont, il s'arrêta devant Créhange dont les défenseurs firent leur soumission sans conditions, le 1 "janvier 1637. Le 10, il arrivait à Paris accompagné de son frère, le duc de Caudale. Déjà de Noyers, interprète des sentiments qui régnaient en haut lieu à son égard, lui avait écrit (12 décembre) : «Le roi n'a jamais douté que là où vous serez la France serait garantie de la crainte de ses ennemis"-. » Les félicitations recueillies de la bouche de Louis XIII et de son premier ministre confirmèrent cet éclatant éloge. Quant au modeste soldat dont la Valette avait su utiliser, depuis deux ans, pour son plus grand profit, l'ardent dévouement et les judicieux avis, aussi bien

1. Lettre (aut.) de de Noyers à la Valette, du l juin {Bibl. nat., Ms.,F. FR., 6646), reproduite par Aubery.

Celte compagnie « était entrelenue, pour la défense du pays, de quelque contribution des villages ennemis, en quoi elle s'employa si bien que, durant qu'elle fut à Metz, les ennemis n'y firent aucun butin ni aucun prisonnier. » (Mémoires de Fabert). En 1()37, le roi ordonna à M. de Villarceaux, intendant en Lorraine, de ne laisser vivre aucune troupe sur les villages d'où la compagnie de Fabert tirait sa subsistance. Lettre (uiin.) du 31 maif.l/r//. D. G., t. XXXVl).

± Lettre (aut.) iliihl. nat.. Ms., F. F/?., 6647).

Page 1