‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 82 sur 334 · PREND PART A LA RECONNAISSA^'CE D'AVESNES · texte numérisé non relu

PREND PART A LA RECONNAISSA^'CE D'AVESNES

Les troupes étaient occupées à détruire la circonvallation de Landrecies, lorsqu'on apprit que Piccolomini, ayant franchi le Rhin à Spire, la Moselle à Thionville et la Meuse à Givet, se dirigeait du côté de Mons. A cette nouvelle, la Valette s'achemina vers Maubeuge, que quelques coups de canon suffirent à réduire. Sur ces entrefaites, le marquis de la Meilleraye, revenant d'un congé passé à la cour, en rapportait l'ordre d'assiéger Avesnes avec des troupes détachées de l'aimée de la Valette. Abandonner complètement au grand maître la conduite d'une telle entreprise, c'était, aux yeux du cardinal, compromettre l'autorité de son commandement; il se crut obligé de marcher avec lui sur Avesnes, malgré l'avis de Fabert qui l'encourageait à demeurer à Maubeuge, à fortifier ce poste important sur le chemin de Liège, et cà laisser la Meilleraye s'épuiser en vains efforts contre une place bâtie sur un terrain de roches résistantes, impraticable pour le travail des tranchées et des ouvrages d'approche.

La reconnaissance d'Avesnes, exécutée par le grand maître accompagné de Fabert, en présence des principaux officiers de l'armée (31 août), confirma tout ce que celui-ci avait dit des obstacles matériels qui s'opposaient à la réussite de l'opération pro-

dc la ville, mais nul ne peut douter que la circonvallation cl les Irancliées qui furent désignées par MM. île ^'al)ert et le Raslc n'y aient encore contribué davantage. » {Mercure français.)

Voir le ligure des opérations d'attaque de Landrecies, i» dans le Journal des campagnes de Fabert; 2" dans plusieurs plans (imp et ms.) de la Bibliothèque nationale, Estampes.

AU SIÈGE DK LA CAPEI,LK. Ot

jetée*. Enmontrîinl les conditions désavantageuses où l'on se trouvait, dans l'hypotlièse du siège d'Avesnes, pour tenir tête aux forces du cardinal infant et de Piccolomini combinées, Fabert finit pai' rallier le grand maître à son opinion. Les généraux se rangèrent, d'un commun accord, à la proposition que fît ensuite la Meilleraye d'aller reprendre la Capelle, tombée au pouvoir de l'ennemi l'année précédente'. Le i"' septembre, les deux généraux arrivaient devant la place. Le 8, la tranchée était ouverte à deux attaques, dont l'une fut conduite par Fabert au nom du cardinal.

Dès qu'il apprit que la Valette s'était rabattu sur cette {>lace, le roi témoigna un vif mécontentement^ ; il se plaignit de l'inexécution de ses ordres et ne ménagea les reproches ni à la Meilleraye, ni à Richelieu lui-même ^ Mais l'habileté du ministre eut raison,

1. LcUros (aut.) de lu Valetto à riiehrliou dos 3 et 13 soplembre. (Arch. aff. élr., Paijs-Uas, t. XII.)

« C'était la coutume qu'auprès des généraux il y eût un confident du cardinal-duc, que l'on nommait Vliommeda roi ». (Mémoires de Fabert.)

Du Plessis-Besançon, l'homme ihi roi à l'armée de Picardie, était présent avec Fabert à la reconnaissance d'Avesnes, et fil valoir, dans son rapport à la cour, les difficultés que présentait le siège de celte place. (Mémoire ou relation sommaire de men services depuis mon entrée en Fronce jusqu'à la mort du feu roi. A monseigneur le cardi~ nal [Mazarin], Cette pièce, de la main de du Plessis-Br-saiiron, est conservée aux Archives des affaires étrangères, France et divers Etats, t. LVI.)

Du Piessis-Iîesançon est désigné en 1637, dans laMerrure français (t. XXI), comme commissaire général des guerres.

2. Lettres (aut.) de la Valette à Richelieu des 3 et 13 septembre. Arch. aff. étr., Paijs-Das, t. Xll.)

3. Dès la fin de juillet et au commencement d'août, le roi avait jeté les yeux sur la Capelle; mais il s'était borné à donner des ordres pour en faire faire le blocus par un détachement. (Lettre (min.) à la Valette, du 4 août, Arch. D. G., t. XXXVIII.)

i. Lettre (aut.) de Richelieu à la Valette, du 7 septembre. {Bibl.

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