M. B. N. Fonds français 6644, F
3. Aubery. Mémoire» tur CHiitoire du cardinal de Richelieu, t. III, p. 453.
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qui existait entre eux est indiqué dans toutes les relations des campagnes auxquelles ils ont assisté ; leur colonel figure toujours à leur tête.
Si Ton n'était pas ferré sur leà évolutions, terme alors inconnu dans les armées, on savait se servir de son cheval et de ses armes pour faire, avec ces deux facteurs, des choses extraordinaires, dont le général tirait toujours profit. Le régiment semblait spécialement destiné à marcher en avant pour découvrir les mouvements de l'ennemi, assurer le ravitaillement de l'armée par la prise des convois, opération dans laquelle il excellait. Sa manière de faire la guerre était ingénieuse, et au courage il savait joindre la ruse et agir selon les circonstances et les occasions.
A une époque où la cavalerie du roi était dans un état complet de transformation, alors que tout son exercice consistait dans le caracol, on savait apprécier, comme ils le méritaient, les talents des colonels étrangers, qui savaient la manier et habituer les maîtres, par le puissant aiguillon de l'amour-propre, à se servir avec autant d'habileté de leurs armes que de leurs chevaux. On ne surchargeait pas les hommes d'un travail inutile pour les appeler à manœuvrer devant l'ennemi, et si on les exerçait, quand on en avait le temps, c'était pour les habituer à faire leurs mouvements avec vitesse et le plus court possible, sans perdre de temps.
Avec Gustave -Adolphe, par les modifications apportées dans les mouvements de l'infanterie et l'emploi de l'artillerie légère, la tactique sera soumise à des règles plus circonscrites et, de ce fait, la cavalerie apportera, en certaines circonstances, plus d'attention dans les procédés employés pour marcher et combattre. On a vu les services qu'elle a rendus pendant la retraite de Mayence sur Metz, tandis que, à Thionville et à La Marféc, les compagnies de chevau-légers, nouvellement enrégimentées, useront bientôt du caracol pour jouer des éperons devant les ennemis.
La cavalerie étrangère, dont faisait partie le régiment de Gassion, possédait donc seule les qualités nécessaires pour combattre les généraux de la ligue catholique. C'est par son contact
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avec les autres régiments que Richelieu préparait une organisation dont les effets se feront sentir, pour la première fois, au lendemain de sa mort, alors que l'armée du duc d'Enghien pourra manœuvrer pendant trois jours pour gagner la mémorable bataille de Rocroi sur une infanterie regardée, jusqu'alors, comme invincible. Dans cette journée, comme dans les opérations qui l'ont précédée, Gassion se montrera tacticien hors pair et redonnera à la cavalerie française la réputation qu'elle avait perdue depuis Pavie.