B. N. Réserve. Gange. Ordonnances militaire», t. a
4. François de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, gendre de Serrieo.
quartier, aimant mieux mourir glorieusement que de survivre à la perte de cette bataille.
D'après le marquis de Feuquières, il n'aurait été suivi que de dix ou douze cavaliers avec le lieutenant de la compagnie mestrede-camp, à qui un gentilhomme voulut persuader de se retirer. « Non, non, dit^-il, je n'en ferai rien ; c'en est fait ; je ne saurais faillir et suivrai mon général. » Puis, se jetant dans la mêlée, il se fit tuer en combattant^).
Le a3 novembre, un ordre du roi cassera les compagnies de chevau-légers ( 2 ) qui ont lâché pied au combat de Thionville, sans qu'elles puissent jamais être rétablies. Les officiers sont déclarés infâmes et incapables de jamais posséder charge dans la guerre.
Le i cr décembre, M. le maréchal de Châtillon rend compte à M. de Noyers de la situation de la cavalerie et lui indique les moyens qui lui paraissent susceptibles d'arrêter le mal. « Les régiments sont en mauvais état, excepté les compagnies des mestres-de-camp qui sont fort bonnes. Quand vous leur donnerez pouvoir de choisir des officiers, qu'ils nommeront, et licencier ceux qu'ils jugeront à propos, ils feront des compagnies nouvelles autant que vous voudrez pour former de bons régiments. »
A titre de curiosité, on donnera un vaudeville de 1639 à propos de la levée du siège de Thionville, dans lequel il est parlé de timbales, que nulle ordonnance n'autorisait. Cette pièce inédité se trouve manuscrite dans le vingt-quatrième volume des Ordonnances militaires de Cangé( 3 ) :
Au siège de Thionville
Nous avions un général (*)
Qui croyait prendre la ville,
Mais il n'y fit point de mal
Ni tous ses gens, ni tous ses gens
Et Ion Ion la Ce que ses gens firent mal.