Aubkiiy, t. IV, p
a. Célèbre général des Impériaux.
3. Le marquis de Coaslin élait alors mestre-dc-camp d'un régiment de cavalerie formé en i638. Promu lieutenant général, il sera mestre de camp général de la cavalerie légère après Bussv Rabulin, de la disgrâce duquel il ne voulut pas profiter pour la fixation de sa charge. Il passait pour l'homme le plus poli du royaume. Saint-Simon cite quantité d'exemples de sa civilité outrée.
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sur son retour et allaient l'attaquer, sans les troupes de secours que j'y ai envoyées en diligence, et moi-même quoiqu'incommodé par quelque indisposition qui m'avait pris, j'ai monté à ( cheval avec tout le reste de notre cavalerie. J'ai rencontré M. de Çassion et M. de Coaslin qui revenaient en fort bon ordre et nous ramenaient force prisonniers ( x ).
M. de Noyers répond le i4 :
Monsieur, vous ne pouviez envoyer plus agréable nouvelle à Son Excellence que celle du glorieux succès du combat que vos troupes ont gagné contre l'ennemi. La valeur, la conduite et la diligence y ont également tenu leur partie. M. de Gassion y a beaucoup d'honneur, mais M. le maréchal n'y en a pas moins pour la grande diligence qu'il apporta à le secourir. Il est vrai de dire qu'il ne fallait pas moins de vertu aux uns et *aux autres pour éviter un très fâcheux accident (■).
Gassion ne laissait pas l'ennemi en repos. Chaque jour était marqué par un nouvel exploit. Le 16 septembre, avec quatre cents chevaux de son régiment soutenus par quatre cents mousquetaires, il va attaquer les gardes avancées de l'ennemi pour tâcher d'attirer les Croates dans la campagne et reconnaître leur camp. Il laisse les mousquetaires derrière les haies de deux villages avec deux cents cuirassiers pour favoriser la retraite. Il détache les deux compagnies de Croates qu'il avait dans son régiment et les fait soutenir par une autre, troupe de cuirassiers. Il pousse les gardes avancées, qui le laissent maître d'une éminence d'où l'on peut découvrir le camp. Le maréchal de Châtillon et le marquis de Coaslin y arrivent pour reconnaître la situation. Ils allaient se retirer, quand le régiment entier des Croates ennemis, ayant leur colonel Ludovic en tête, sortit de son poste et se mit à escarmoucher avec les troupes du colonel de Gassion plus vigoureusement que d'habitude. Tous leurs officiers étaient ivres ainsi qu'un grand nombre de cavaliers. Ils se jetèrent avec tant d'impétuosité sur les troupes du roi que leur quartier-maître, trois autres officiers et quelques cavaliers furent tués sur place. Le colonel Ludovic, désirant voir Gassion, fit faire la chamade, s'ap-