M. de Puységur, t. I, p. a
virent sortir cette cavalerie des barrières du quartier, ils commencèrent à prendre leur retraite, laissant plusieurs prisonniers, qui donnèrent des renseignements sur l'état de leur armée et la marche vers les environs de Lens ( f ).
Le 25 août, il commande une escorte de fourrageurs du côté de Douai et met le feu dans le camp du duc Charles et de Beck.
Quelque temps après la prise de la ville (7 septembre), Gassion reçoit Tordre d'aller inquiéter l'armée du cardinal-infant, campée devant Béthune. Peu après, escortant avec cinq cents chevaux çt six cents hommes de pied, un convoi, il se voit attaquer, près de Magnicourt, par le général Lamboy( 3 ) marchant à la tête de quatre mille chevaux et deux mille fantassins. Il sépare sa cavalerie en deux colonnes, mêle, par pelotons, l'infanterie dans les intervalles, ordonne à la droite de tenir ferme sans combattre et attaque avec la gauche. Apprenant qu'un escadron de quatre-vingts maîtres allemands, qu'il avait lancé sur le terrain pour garder les fourrages, avait été vertement repoussé par l'ennemi, il ramène toutes les troupes, marche en bataille et tue de sa main le colonel Varandon. Lamboy est obligé de battre en retraite, laissant beaucoup de morts sur le terrain et quantité de prisonniers.
Le i3 septembre, le maréchal de Châtillon rend compte à M. de Noyers de cette affaire dans laquelle, sans la bonne conduite de M. de Gassion et des chefs qui l'ont assisté, les troupes, qui avaient été choisies pour l'escorte des fourrageurs auraient été complètement défaites.
Mais leur valeur et adresse a surmonté le plus grand nombre des ennemis qui leur était tombé sur les bras. La grande diligence de M. le marquis de Coaslin ())de monter à cheval avec toute la cavalerie de son quartier a favorisé très h propos la retraite de M. de Gassion qui, après avoir mené tambour battant ce qui s'était trouvé devant lui, une demi-heure durant, trois mille chevaux ennemis l'avaient coupé