‹ Le maréchal de Gassion, 1609-1647Chapitre 78 sur 93 · A. M. A. E. Flandre · texte numérisé non relu

A. M. A. E. Flandre

a. Ce régiment était sous la charge du cardinal Mazarin. Il sera donné, en 160 1, au duc d'Anjou, frère du roi.

Avec quatre cents chevaux, il s'en alla droit vers Lens. Ayant rencontré, dans un bourg près du mont A vent in, Piccolomini, qui en avait quinze cents, il renvoya son monde à Courtrai et, au milieu de dangers de toutes sDrtes, parvint à arriver jusqu'à Lens. Le 27 juin, les ennemis vinrent mettre le siège devant Landrecics. Leur hardiesse engagea Mazarin à s'opposer à leurs desseins. Les troupes passèrent la Sambre à Castillon, le 2 juillet, pour aller attaquer les lignes, que Ton trouva en si bon état de défense qu'on fut obligé d'abandonner cette place. L'armée se divisa en deux corps, l'un, commandé par le maréchal de Rantzau, s'empara de Dixmudc pendant que l'autre, sous le maréchal de Gassion, assiégea La Bassée.

« Mon cousin, lui écrivait le roi, le 10 juillet, comme le projet du siège de La Bassée, dans la conjecture présente, est principalement fondé sur les avis que l'on a de la faiblesse de la garnison de la place et qu'il est à considérer que si les ennemis y avaient jeté beaucoup de gens, il ne serait pas bon de l'entreprendre, si, lorsque vous serez arrivé devant la place pour l'investir, vous reconnaissez qu'il y ait une forte garnison, en sorte qu'il y ait lieu de douter du succès de l'entreprise, mon intention est que vous ne vous y engagiez pas, me remettant à vous de prendre, sur le lieu, telle résolution que vous estimerez être la meilleure^). »

La Bassée était considérée par Gassion comme un point stratégique important, capable de réparer la perte de Landrccies, qui ne tarda pas à tomber aux mains de l'ennemi. L'archiduc Léopold envoya au secours de la place 2 5oo chevaux portant chacun en croupe un mousquetaire. Ce détachement fut battu, ainsi qu'un autre qui s'était trop approché des lignes de circonvallation.

Puis, considérant qu'il était nécessaire de s'emparer au plus vite de La Bassée, Gassion fit dire au gouverneur que, s'il ne se rendait pas à l'instant même, il donnerait l'assaut et n'épargnerait ni femmes ni enfants. Le commandant demanda quatre heures de réflexion. Gassion mit sa montre sur le fossé et dit bien haut que, si dans trois quarts d'heure il ne capitulait pas, il attaque-

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