llisl. du maréchal de GuébrianI, par J. Le Labouruur
2. Biljl. Nat., 50(1 Colbert. V. 116-89, et Le Laboureur. Mazarin à GuébrianI ; Paris, 27 septembre KUH. Bibl. Nat., 500 Colbert. V. 109-118. Le Roi à Guébriant ; Pari.s, 80 septembre 1643.
3. Aff. Etr., Allemagne corresp. V. 23-86, et .Vrch. Rotrou. Guébriant à Chavigny ; Erstein, 30 octobre 1643.
dégoût. Pour lui être agréable, ils acceptèrent le fait accompli, mais restèrent toutefois dans une invincible inédance à l'égard de cet étranger, au service du Hoi de[)uis quatre années seulement, et dont le caractère antipathique leur faisait redouter le simple contact.
Josias, comte de Uantzau, né le iSoctobre 1609, était d'une très ancienne famille du llolstein Tour à tour au service de la Hollande, de la Suède, de l'Empire, il entra finalement dans l'armée suédoise et se distingua dans toutes les actions aux({uelles il eut part. En IGiiS, il vint à la Cour de France avec le chancelier Axel Oxenstiern et séduisit « par ses dehors brillants et sa connaissance des langues européennes ». La même année, le Hoi lui donna le commandement de deux corps allemands, l'un d'infanterie, l'autre de cavalerie, et, dès IGriG, le créa maréciial de camp sous le prince de Coudé, voulant reconnaître ainsi « la fidélité et l'affection » qu'il laissait paraître à son service'. Ce fut avec ce grade (ju'il acquit un si grand j)restige en Bourgogne, y j)erdant un œil au siège de l)ùle,et imposant l'admiration générale à celui de Saint-Jean-de-Losne.
En 1G37, promesse lui était faite d'un don équivalant à la valeur des biens qui pourraient lui être confisqués en Allemagne, et, en môme temps, une pension de 36. 000 livres lui était octroyée-. Il recevait également un pouvoir de lieutenant général pour commander les tiou|)es qu'on le chargeait de lever en Allemagne et d' a employer à ce qui sera le plus avantageux à la cause commune'^ » L'opération ne réussit pas. llaiit/au se rendit pour affaires en Danemark, et y séjourna pendant deux années.
1. Bievet du 18 février \tVM\. Chronologie hisl.el niilil., de I^inahd.