‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 123 sur 159 · Ordonnance du 17 octobre · texte numérisé non relu

Ordonnance du 17 octobre

3. L'hôtel de Nevers se trouvait entre la Tour de Nesle et le Pont- Neuf, à peu près sur l'emplacement actuel de l'Hôtel de la Monnaie.

4. Oraison funèbre d'Anne de Gonzague de Clèves, princesse palatine

LA MARECHALE DE GUEbBLVNT DURANT SON VEUVAGE 43S

(le bonne heure au couvent de Fareniouliers '. Leur mère, Catherine de Lorraine, étant morte depuis (|uelques années déjà, Charles d(^ Manloue confiait le soin do développer l'esprit et le ccrur de ses deux filles cadettes à celle dont Hossuet dira : << la vénérable mère Françoise de la Châtre, dheurense et sainte mémoire, al)l)essc de l'arenioustier, que nous pt)ii\ons appeler la restauratrice de la règle de saint Benoit et la lumière de la vie monasli([ue ~ ». A Françoise de la (iliàtre il était recommande de ne rien néjj^liger pour inspirer au.v jeunes princesses le goùl ducouvenl. Dans la solitude de Sainte-Fare, ajoutera re\(''(nie de Meaux, <■ ou les joies de la terre étaient inconnues, où les vestiges des hommes du monde, des curieux el des vagabonds ne paraissaient pas, sous la conduite de la sainte abbesse... les commencements de la princesse Anne étaient heureux... Elle aimait lonl dans la ^ ie religieuse jusqu'à ses austérités et ses humiliations «. Pendant un séjour de douze années, modèle de sagesse et de modestie, elle donnait les plus belles espérances.

Selon la coutume établie dans les grandes Maisiuis, l'avenir des deux cadettes devait ètie saciifié à celui de leur ainée et à l'agrandissement de sa fortune. La pression que l'on exerça sur l'une d'elles produisit l'eflet contraire ^ «La princesse Hent'dicte, dit encore Hossuet. la plus jeune des trois sœurs, fut la première immolée à ces intérêts de famille ; on la fit abbesse, sans que dans un âge si tendre elle sût ce qu'elle faisait, et la marque d'une si grave dignité fut comme un jouet entre ses mains ». Abbesse d'Avenay, Bénédicte, « malgré une vocation si

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