‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 28 sur 159 · DE LA YALTELINE EN FRANCHE-COMTE · texte numérisé non relu

DE LA YALTELINE EN FRANCHE-COMTE

de la maladie ». Les effectifs dirniiiueiil de ce fait, et l'on ne peut y remédier que par des recrues. Le mal, fort heureusement, cause un préjudice encore plus considéral)le à l'ennemi', (luébriant lui-mcMue en a souffert; mais son indisposition n'a ('If' rpie do courte durée-.

Justpralors Lon<4,ueviUe et (iuébiiaiit étaient restés indépendants Tun de l'autre, et ce dernier correspondait toujours avec Rohan, chef réel des effectifs tirés de la \ alteline.

Il paraissait indispensajjle cependant de mettre les deux armées dans une seule main, pour avoir l'unité de commandement et ttMiter un sérieux effort contre Poligny et Bletlerans, seules places du haillage d'aval restant encore à prendre en Franche-Comté. Comme le duc de Rohan ne quittait pas Oenève, le lloi donna l'ordre à M. de Guébriant, en date ilu 28 juillet, d'unir ses troupes à celles du prince, et d'avoir à lui obéir désormais"^. En même tem[)s.il y)rescri\ait à celui-ci de faire reconnaître le nouveau maréchal de camp par les deux armées. La jonction se fit le lundi 17 août. Dès lors il n'y eut plus qu'un chef: le lieutenant général duc de Longueville '. Il n'y eut plus d'armée dite de la A'alteline. Cuébriant écrivit de suite à Rohan pour l'avertir du changement, et en reçut une réponse qui mérite d'être citée.

Monsieur,

J'ai reçeu vostre lettre de l'unziesme du courant, et appris l'ordre du Roy pour la conjonction des trouppes

1. AIT. Ktr., Kranre, \ . 1579-1(>8. Longueville à lîiclielieu ; camp de Macornay, :^0 juillet lô87.

2. Bibl.' Nal., ôoOColhert, V. lU8-it, et Arch. Rotrou. De Noyers à Guél)riant: La Capelle, IH août 1HS7. — AIT. Ktr.. France, V. I."j7it-ir)8. Longueville à Richelieu ; Cliàteau-Clialon, 27 juillet \^y^7.

S. Bibl. Nat.. .")Oii Colhert, V. l(i9-7. Ordre. CliAteau de Madrid, 28 juillet 16:^7: Bibl. Nat.. .■)Oo Colbert, \'. MD-S. et Arch. Rotrou. Le Roi à (luébriant; château de Madrid. 2S juillet 1037.

4. AIT. Ktr.. France. V. 14H1-41. Estampes à Chavigny; camp proche Bletterans, 20 août 1637.

7j LE MAHECHAL DK GUEBKlANT

que vous commandiez à celles de M. le duc de Longueville. Puisc[u'elles ne doivent pas estre sous moy, je me resjouis qu'elles soient tombées en si bonne main, et que vous ne soyez point séparé d'elles, m'assurant qu'elles respondront à l'espérance qu'on en a eue, et {{ue je recevray encore en ce mien repos la consolation d'aprendre vos bons succez de jour en jour. Quand à vostre particulier je vous prie de croire qu'il ne sera jour de ma vie que je ne me resouvienne, comme je dois, de l'affection que vous m'avés témoignée et de la part que vous avés voulu prendre en tout ce que vous avés jugé concerner mon Jionneur, tandis que vous avés commandé ce petit corps séparément. Je m'estimerois heureux si tous ceux que j'ay obligez m'avoicnt tesmoigné autant de gratitude que vous m'avés monstre de bonne volonté sans en avoir eu auU'e subject que celluy de vostre propre générosité. Je ne puis pour le présent vous faire paroistre comme je voudrais la reconnaissance que j'en ay, croyez seulement, je vous prie, que celle-cy vous estescrite decœur et que je suis véritablement i...

Henry de Kohan.

Résultant des fatigues d'une active campagne en temps d'épidémie, la lassitude qui régnait parmi les troupes, surtout dans celles de Longueville, était telle qu'au début du mois d'août, officiers et soldats aspiraient à prendre déjà les quartiers d'hiver'-. Guébriant et l'intendant d'Estampes entreprirent alors de relever leur moral, et comme dérivatif, proposèreiit d'assiéger Bletterans, clef du bailliage d'aval, dont l'importance était considérable, si l'on voulait conserver les conquêtes.

il était du reste nécessaire d'entreprendre cette opération sans retard, avant l'arrivée d'un secours enne-

1. liibl. Nat...">00 Colherl, V. 110-31 : Rohan à (iuobriant ; Genève, 20 août lfi87. Arch. Uolrou. Cité par Li; Lai!oijheuiî.

2. Aff. Étr., France, V. 1491-41. Kslampes à Chavigny ; camp proche de JMetterans, 20 aoùl 1637. Estampes dit qu'il en a honte poui- les ofliciers. Ce rjui manque à l'armée ce sont des hù[)itaux et des londo pour les entretenir.

iJi; t. A \ AI.IKI.rNE EN FH.V.NCIIE-COMTi: 7*)

mi. « Il sera bon (jiic .\f. de Noyers nous y [)orto encore par quelques lettres du Kuy, éci'it d'Estanipes à (.lia\igny, .M. le duc de Longueville étant très dispose à faire tout ce que l'on voudra '. »

Le duc de Longueville réunit un conseil de guerre à cet effet, le 24 août. Tout d'abord on desa|)prouva le projet; ruais (iuébriant, s'étant porte garant de la Fj'ussite, fit jjrevaloir son avis. On agiia de suite. La nuit venue, M. de \ andy, nieslre de camp, avec ()0 mousquetaires, et M. de Marsin, avec 2U0 maîtres du régiment île feu M. de la Blo([uerie, dont il est mestre de camp, vont brûler les moulins construits sur les fossés de Bletterans'-. Cette place, en forme de rectangle, traversée dans sa longueur j)ar une large rue (jue d'autres coupent peipendiculairement. ne possède que 500 maisons. D'épaisses murailles à doubles fossés en défendent l'accès. A l'un de ses angles s'élève un château carré de forme, ayant vaste terreplein entre fossés revêtus, avec 4 grosses tours également carrées à ses angles, et 4 autres sur le terre-plein môme. IJletterans est situé dans une plaine (jue la Seille transforme presque toujours en marécages favorables à la défense. Par bonheur, la saison, sèche cette année, favorise l'attaque.

Le 20 août, le vicomte d'Arpajon. lieutenant général de l'armée, et le comte de Guébriant emploient le régiment de Normandie à faire les approches et un logement à l'artillerie. Les corps divers coopèrent successivement aux préparatifs de l'assaut: Enghien, commandé par ^L de la Tour-Beaujeu, relève Normandie, et construit une forte gabionnade où ."SOO hommes peuvent s abriter ; de nuit, M. des Brosses, lieutenant de l'artillerie, amène et met en batteries trois grosses pièces et une bâtarde qui ouvrent le feu le 28. Montausier après l*]nghien et Castelmoron après .Montausier

1. AIT. Élr., France, V. 157f»-172. Estampes à (Ihavigny: camp de Saitil- Laurent de la Roche, 11 août 1637.

2. La Bloquerie, mestre de camp d'un réifimcnl liégeois pour le service du lioi, était mort de la peste . depuis peu, à Chalou-sur-Saùne. Gazelle du 1" août ltiH7 ; de Chalon, le 24 juillet.

travaillent aux ponts, poussent la Iranchée, disposent force gabions et fascines. Le comte de Saligny, maréchal de camp novivellement arrivé, remplace Guébriant, qui jusqu'alors n'a pas quitté les terrassiers. Enfin le régiment de Rebé achève les ouvrages. Tout est prêt.

Le lendemain, 31 août, 600 coups de canon avaient déjà fait une brèche de 25 pas. Cependant la muraille y restait encore haute de 3 pieds, outre un talus qu'il ,. faudrait gravir; le deuxième fossé était plein d'une eau | boueuse jusqu'à hauteur de ceinture. Malgré cela Longueville, sans plus tarder, somma les assiégés de capituler. Ceux-ci demandèrent au comte de Saligny, de service à la tranchée, trois jours de réflexion, espérant voir poindre, dans ce laps de temps, le duc Char- , les, réellement en marche pour les secourir; mais ils t n'en obtinrent qu'une demi-heure de répit. Fièrement ils répondirent alors qu'ils se défendraient, comptant sur la valeur de 300 braves. Allemands, anciens défenseurs de Saverne.

Longiieville prend ses dernières dispositions, et forme trois corps d'attaque. Saligny commande le premier, Arpajonle second, et Guébriant le troisième. Le prince les suit à la tête du gros des troupes ^

Les premiers, Saligny et d'Arpajon s'élancent à l'assaut. Guébriant, la cuirasse toute noire de poudre, commandant, combattant, tombe renversé dans le marais par un coup de pierre, mais se relève plein de boue pour montrer aux siens comment on aborde une position. Chacun rivalise d'entrain ; si l'attaque est vive, la défense est superbe. On pénètre enfin dans la ville après un rude coml^at. L'ennemi s'enferme alors dans le château, laissant tout en flammes derrière lui. On arrête l'incendie ; on passe au fil de l'épée ceux qui portent les armes ; les soldats se livrent au pillage,

1. A lextrème pointe marchent Ho hommes de Rebé, avec un capitaine, un lieutenant et un enseigne ; viennent ensuite, pour s'appuyer mutuellement, des groupes de <><• hommes tirés de Normandie, Enghien, Serres, Montausier, Castelmoron, Melun ; puis ."iu hommes de Rebé, qui, la brèche conquise, doivent s'y installer. — 40u hommes en tout.

DE I.A VALTEI.INK EN FR ANCIIE-COMTl". 77

et rien ne résiste à leur ardeur dans ce genre de travail. Cependant 300 femmes entassées dans les églises sont respectées. 200 cadavi'cs ennemis encombrent les alentours de la |jrè(h(',pi('uve lugubre d'une chaude action'.

Les assiégeants investissent incontinenl le château, dont le gouverneur nommé Frontenoy, malade de la peste, est provisoirement remplacé par le sieur Texerot, maître de l'artillerie de la Comté. Le A septembre, dès le matin, une batterie de 5 pièces commence à tirer si furieusement qu'à 4 heures du soir deux tours, flanquant le point (|u'on voulait attaquer, sont ruinées et hors de défense, mettant les assiégés en position criti(|ue. L'ennemi découragé entre en composition le lendemain ; on échange des otages, et Longueville, après ([uelques pourparlers, accorde les articles de la capitulation: les soldats sortiront avec armes et bagages, tambour battant, enseignes déployées, balle en bouche et mèche allumée ; ils pourront emmener deux petites pièces de campagne au choix du vainqueur; blessés et malades, bagages seront escortés jusqu'à Dôle ; les habitants prêteront le serment de fidélité au Hoi ou sortiront de la ville. Presque tous les Allemands de la garnison s'incorporèrent dans l'armée française-. Le duc de Longueville installa dans sa nouvelle conquête une bonne garde sous les ordres d'un homme énergique, le vicomte de Melun.

Sur ces entrefaites, le duc Charles avait atteint Uuffey, tout proche de lUetlerans, avec 800 hommes, tant soldats réguliers que miliciens tlu pays, ayant, pour les commander, le marquis de Saint-Martin, (iaspard de Mercy et le colonel Maillard. Le dessein de secourir à tout prix les assiégés lui avait fait dégarnir ses places fortes. Il arrivait cependant trop tard, et trouvait les troupes royales protégées par des retranche-

1. A(T. Étr., France, V. 2.")<î-112. Journal des principaux événements de lHo7; Gazelle du 7 septembre H)H7, n° I.hS ; Mémoires du cardinal de Richelieu : Histoire du maréclial de Guéhriant, par Le Labou reur.

2. Gazette extraordinaire du 1") septeinlire 1637. N° 143. Prise du chAleau (le Hlelterans.

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ments solides et une inondaticMi subite de la Seille, qui ne permettait pas de les aborder. Les deux armées restèrent d'abord à quelques portées de mousquet et inactives, puis, ne voyant rien à tenter, le duc de Lorraine se dirigea vers Besançon, et Saint-Martin vers Arbois, avec toute la cavalerie; l'infanterie se retrancha dans Poligny '.

Le marquis de Montausiei" courut annoncer la prise de Bletterans au Roi et à Richelieu-. En apprenant que cette place était investie, la Cour ne douta pas un instant du succès final. « Nous savons bien, écrivait alors de Noyers à Guébriant, que vous ne trouvés rien difficile ni dans la délibération ny tlans l'exécution ; aussy vous en sçait-on tout le gré que vos amis peuvent désirer... )> Puis : « Vives donc content et vous portés bien avec assurance que Ton ne met soubs le muid la lumière de vos services...» Et, en terminant, il exprimait le désir de voir attaquer Salins après l'inévitable prise de Bletterans 3.

Les espérances de la Cour n'ayant pas été déçues, Guébriant, comme Longueville, fut comblé de félicitations. « Je loue Dieu, se dépêche de lui écrire de Noyers, je loue Dieu de ce que, de jour en jour, il fait connoistre plus clairement ce que vault un homme de vostre vertu et mérite. Son Eminence vous avoit bien tousjours estimé comme un gentilhomme plein de cœur et de courage, mais fe vous doibs assurer, comme vostre serviteur et vostre amy, qu'elle prent maintenant de très grandes impressions de vostre conduitte, et que, dans la suitte des affaires, vous devés attendre d'elle tous les avantages que vous pouvez souhaitter''^ »

Le lendemain une nouvelle lettre du secrétaire d'État

1. Gazelle du 19 septembre 1<)37, n" 14(; ; et Gazelle du 2(j septembre 1637. N" 150.

2. Aïï. Étr., France, V. 1.579-177. Longueville à Rirhelieu ; camp de l'ietterans, 13 septembre 1637.

3. Bibl. \at., .500 Colbert, V. 108-11, et Arch. Rotrou. De Noyers à Guébriant: Conflans, 25 août 1<)37.

4. Arcb. Rotrou et Bibl. Nat., 500 Colbert, V. I(i8-13. De Noyers à Guébriant ; Conflans, 12 sopteuibre 1<)37,

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ù la guerre le conjure de songer à la prise tle Salins ^ Aîalgré l'avis tle Guébriaul, Lorigueville hésite à l'aii-e II' siège de cette ville, craignant de le voir durer trop longtemps, et d'ini|)Oser ainsi un surci-oît de l'alignes aux lroii[)cs, déjà si éprouvées par une rude campagne et la maladie. Sublel de Noyers, du reste, s'en rapporte à Longueville. Si les circonstances ne permellenl pas de donner ce couronnement à la série des glorieuses opérations, le Roi veul qu'on jjrenne les (juartiers en des lieux concjuis ou sur la frontière de Bresse, la subsistance des Iroupes devant être à la chaige des liabilants-.

Laqneslion de Salins resta quel(|ue t(?mps pondante, Longue\ ille n'osant toujours rien décider à ce sujet, l'.nlie la Cour el lui se conlinnail un échange de lettres -^ liref il résolut de mettre ses Iroupes en garnison dans la Bresse, la Bourgogne et le sud de la Franche- Comté.

Dans cette campagne de lGii7, (ïuebiiant avait acquis un ascendant considérable sur ses compagnons daiines et l'estime générale. Si de la Cour il recevait des compliments flatteurs, il en obtenait aussi d'un personnage (jui, du fond de sa retraite, suivait d'un cril attentif les phases des opérations et écoutait d'une oreille favorable lefs échos du renom chaque jour grandissant de son lieutenant d'hier. De Genève, llohan lui adressait ces mots, le 23 décembre : « Je ne perd l'espérance de nous voir rejoindre, vous assurant de ma part de vous préférer à tout autre; car, outre l'estime que je fais de votre valeur et mérite, je me sens tellement votre obligé qu'il ne sera jour de ma vie que je ne recherche de m'en revancher en vous rendant quelque bon service^... » f

1. Arch. i'.otmn, el Bibl. Nat., 500 Colbert. V. 108-15. De Noyers à Guébriant ; Conllans. 13 septembre 16.S7.

2. Arcb. Holrou, et Bibl. Nat., 500 Colberf, V. 1»»S-17. De Noyers à (iuébriant ; Cbaronne, :50 septeinlM'e lt)37.

3. Arch. Rotrou,et Bibl. Nat., 5U(i Colbert, V. 108-19. De Noyer.- à Guébriant: Charonne, 14 octobre lt!H7.

4. Bibl. Nat., 500 Colbert. V. 110-35, et Arcb. Rolrou. Rolian à Cuébriant: (lenève. 23 décembre 1037.

Durant les événements que nous venons de raconter, les autres armées royales remportaient de tous les côtés des avantages considérables. Le comte de Médavy- Grancey, gouverneur de Montbéliard, se livre à une petite guerre incertaine en Kranche-Comlé, ayant pour adversaire direct 1 actif marquis de Saint-Martin, gouverneur de la province. Il s'empare de l'Isle-sur-Ie- Doubs, opère une pointe en Alsace, et entre dans Allkirch. 11 rêve, à l'aide d'intelligences secrètes, d'enlever llliinfeld, et traverse ainsi les projets du duc Bernard, qui s'en plaint à lliclielieu.

Le duc Bernard exécute une brillante et fructueuse campagne, de concert avec François de l'Hospital, seigneur du Hallier'. Après de nombreux succès en Franche-CiOmté, il marche sur le Bhin, qu'il franchit à Rhinau, repousse deux fois Jean de ^Verth, qui le refoule à sou tour, prend quelques villes, sème la terreur jusqu'en Franconie et en Bavière. Jean de Werth apparaît de nouveau à la tète de forces considérables, et se laisse battre à Ettenheim. Bernard réclame des secours au Roi, n'en obtient (|ue d'insuffisants, renonce à pénétrer en Allemagne, se retire dans l'évêché de Bàle, puis établit ses quartiers dans les Franches- Montagnes. Quelques mois plus tard, en 1()38, le génie militaire du fameux cadet de la Maison de Saxe, prenant une colossale envolée, la R^enommée guerrière fera retentir au loin les noms de Rhinfeld, de Wilten- >veier, de Thann et de Brisach, comme autant de victoires éclatantes.

A la tète de l'ai'mée de Flandre, le cardinal de la Valette enlève brillamment Landrecies, au mois de juillet, et continue heureusement la campagne-.

lue armée espagnole, envoyée contre le Languedoc, est dispersée par le duc d'IIalhvin, pair de France et gouverneur de cette province, après une sanglante bataille au lac d<^ Salces, en laquelle les ennemis ont

1. Futur nfiMi-échal de l'Hospital. Voir : Épisodes de la guerre de Trente ans : liernard de Saxe-Weiniar, chap. VIll.

2. Voir : Épisodes de lu guerre de Trente ans: Le Cardinal de la Valette, chap. VII.

DE LA V.VLTKI.TNE EN FRANCHF-COMTr. 81

3.500 tués, 500 noyés, 500 prisonniers, et perdent 70 pièces de canon, toutes leurs munitions de guerre, 16 drapeaux ou cornettes '. La place de Lcucate, (ju'assiègenl les Espagnols, est sauvée grâce à la vaillance du sieur du Bairy, son gouverneur, qui lient résolument plus de trente jours, et essuie plus de 17.0()U coups de canon, dit-on, axant rairivée des secours-.

1. (lliarlos (le Sclioiiilx'ii^, tii.u(|uis (rKft|)iii;i\ -Duiftnl, ijouveirionr du Languctio»-, puis mait'chal de Fiancp. Kpousa Suzanne, du<lie!ise d'HalIwin, marquise de Maigiielais, lilie de Florimond, marquis fie Piennes et de Maignelais, gouverneur de La Fère, et de Claude-Marguerite de (iondi. Fn liîll, Suzanne avait contracté un premier mariage avec le duc de Caudale, ijls aine du duc d'Kpernon, à loccasion duquel la terre d'Mallwin avait été érigée en duciié-pairie. Ce mariage ayant été dissous, Louis XIII érigea de nouveau llallwin en du ché-prairie à l'occasion de l'union avec Schomberg.

2. Bibl. Nat., ITr. \ . 37f.7-31. Le Hoi au duc de Weimar : Saint-Maurles-Fossés, 8 octobre 1037.

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