Ibidem
mence l'opération avec 200 hommes choisis dans les corps de Schniidberg et de Giiëbriant, davant-garde ce jour-là, et s'établit en bataille sur la rive droite, à proximité de Lorich, gros bourg réoccupé par Feunemi ^. Le transbordement continue saus interruption : on voit alors se succéder Taide de camp de Chambois, avec le régiment de Guébriant, commandé par le lieutenantcolonel de Flaucourt; l'aide de cauip de Charlevoye, avec le régiment de Schmidberg, aussi commandé par son lieutenant-colonel ; le comte de Guébriant à la tèlc du régiment de Melun. sous les ordres de M. de Gaudechart, premier capitaine; Nettancourt, mené par AI. de Gruyères, son lieutenant-colonel; le régiment weim arien noir et celui de Flersheim, etc. Le colonel Schmidberg, d'arrière-garde, fait alors passer sur les barques les chevaux par 35 à 40 à la fois, et les chariots démontés. On attaque Lorich, qui, malgré sa fai])le garnison, résiste bravement trois jours.
Le colonel de Rosen opère en même temps à Oberwesel. Si pour l'infanterie — régiments jaune, rouge, Rosen et les Ecossais — les barques suffisent, il n'en est pas de même pour le transport des chevaux; elles sont trop légères, et, seuls, les cavaliers s'y logent, tenant en bride leurs montures, qui suivent à la nage. Le premier janvier 1040, Rosen, sa brigade passée, court à Wiesbaden avec quatre régiments de cavalerie et ses dragons, afin d'enlever deux réo-jments de cavalerie qui s'y trouvent. Mais ceux-ci battent en retraite à son approche, franchissent le Mein, et annoncent à grand fracas l'approche de Longueville au général-major de Mercy, dont le quartier général est à lleidelberg.
Durant huit jours et huit nuits l'opération s'est continuée dans le plus grand oi-dre, sans beaucoup d'obstacles, mais pénible et minutieuse dans son détail. Le 4 janvier 1640, toute l'armée campe dans le pays de Nassau. Longueville se dirige aussitôt veis la haute liesse; le 9, il établit son ([uartier général à Limbourg, et loge ses troupes aux environs dans le (;omté d'Ha-