‹ Le Maréchal de GuébriantChapitre 44 sur 159 · I.E uvc. \)V. i.oNr.ijEVM.i.i: ivr i.ks wcimxkikns ]8i · texte numérisé non relu

I.E uvc. \)V. i.oNr.ijEVM.i.i: ivr i.ks wcimxkikns ]8i

tète de 1.200 chevaux, avec ordre de régler sa marche pour arriver à luiutcur de Spire eu même lem|)s (|ue Schuiidherg, f|ui sorlil de iJiisach deux jouis plus (ai-d avec 2.000 faulassins sur 25 graudes barques, uiuuies, par les soius de M. dVErlach, de canous et de toules sortes de uiuuitions de guerre et de bouche. I^ii outre, c(; double mouvement devait se combiner avec celui d<' Longueville et de (iuébriant, avançant av<»c le gros de l'armée et huit canons. Spire, défenthi par le colonel W'oir, semhlait devoir résister peu; mais IMccolomini survint l'ortuitcment ainsi (juc TaniK «' b;i\ aroisc sons Fi'ançois de Mercy. Le coup fut manipic

Schmidberg tourne subitement (iermersheim, l'enlève par escalade, taille en pièce la garnison, et, 3 jours après, entre dans son château, à la vue des Bavarois. Huit jours |)lus tard, il est attaqué par François de Mercy, qui par deux fois cherciie à s'emparer de la digue fortifiée servant d'abri à ses bateaux^. Longue ville était

1. François, baron de Ntercy, naquit à Longwv, où son pt-re élail gouverneur et prévôt. Page de leiupereur Malhias ; il embrassa de lionne iieiire la carrière des armes. Général de bataille de \\alieniîtein ; commanda pour IKnipereur dans la llaule-Alsace. Il se jeta, avec :i.U(io hommes, dans Constance, qu'assiégeaient les Suédois après leur victoire de Leipzig en UV.U, le jour où le gouverneur avait capitulé, roiiq)it la «apitulation. fit une héroïque défense, repoussa 2S assauts, réprima une mutinerie des habitants, en j)endit 12 aux barreaux de leurs fenêtres, donna aux Impériaux le temjis d'accourir. Il se jeta dans Hhinfeld. ville ouverte, attaquée jiar le rhingrave Ôlto, (|u'il immobilisa, et empêcha de secourir Bernard de Saxe-Weimar à .\ordlingue. Il lit la guérie en Bourgogne en ItJSti. comme généial de la cavalerie et de l'artillerie, demeura dans cette province après la retraite de dallas, ayant connue adversaires le cardinal de la Valette et le duc Bernard, puis le duc de Longueville. Maréchal de l'fJmpire' et général d'artillerie, il prit le commauflement des troupes de la Ligue quelque temps après la reddition de Brisacb. Ln l(î41, il sauva l'Kmpereur en arrivant soudainà Batisbonne.etfit reculer Banner. De concert avec Hatzfeld, il surprit les troupes de Bantzau à Tuttlingen en lt)43, et assiégea Fribourg en Brisgau où Turenne et Condé livrèrent bataille les 3, 4 et ."iaoùl lt;44.

Le.") mai 1<>4.t Mercy rencontra Turenne à Marienthal \ Meruentheimi et le battit ; le ïîaoùt, il fut tué à Allerheim balaille dite de Nordiincue); sa mort assura la victoire de Condé et de Turenne.

François de Mercy finissait son repas lorsque l'action commença on l'arma ; son écuyer lui amena un cheval. Le voyant, il dit tout haut à l'écuyer : 'i Vraiment, vous avez bien choisi entre tous mes chevauxvous m'amenez le seul blanc que j'aie : mon horoscope dd que je dois

arrivé la veille au soir à Kandel, lieu de ralliement donné à l'armée, et Oelini l'avait déjà rejoint. Il entend le canon, accourt, arrive vers midi dans la plaine de Bellheim, met rapidement ses troupes en bataille, se dispose à soutenir Schmidberg, lorsqu'on l'avertit que les ennemis repoussés battent en retraite sur le gros des leurs rangés en bataille au delà de la Queich, entre Germcrsheim et Spire. Tout le jour suivant l'armée française reste en ordre de bataille, attendant jusqu'à la nuit l'ennemi qui n'approche pas, puis lentement elle retourne cantonner à Bellheim.

On profita d'un moment de répit pour remettre un peu d'ordre dans l'artillerie ; on envoya jusqu'à Bàle quérir des chevaux d'attelage; mais on n'en ramena qu'un tiers du nécessaire au transport des vivres, du canon et des bagages. C'e^st alors que, désespérant de réussir dans une campagne au Bas-Palatinat, beaucoup d'officiers demandèrent instamment à retourner en Alsace. Guébriant leur représenta que l'ennemi saurait

être tué sur un de ce poil-là». L'écuyer voulut on amener un autre, Alercy refusa. « Il ne sera de ma vie et de ma mort, ajouta-t-il, que ce qu'il plaira à Dieu, et puisque le hasard me l'a amené, je m'en servirai d'autant plus volontiers que je le tiens pour la meilleure de mes montures. » Malgré tous les siens, il refusa de rhanger d'avis ; néanmoins il eul le pressentiment de sa mort. 11 ajipela le capitaine de ses gardes. S'il est tué, il entourera son corps, pour que la nouvelle n'en soit pas connue avant la fin de la bataille. Et comme, d'ordinaire, il portait un grand chapeau blanc qui le faisait reconnaître de tous, il dit à un sergent ayant quelque ressemblance avec lui, de mettre en ce cas, le chapeau sur sa tète, et de rester au milieu des gardes et des gentilshommes. Cependant lorsqu'il succomba, l'alTolement et les lamentations de l'entourage firent oublier ses prescriptions ; bientôt les troupes connurent le malheur qui les frappait.

Pour honorer la mémoire de cet homme illustre, un des plus grands capitaines du dix-septième siècle, Condé, fit élever à Allerheim une pierre tombale sur laquelle on inscrivit : .S/a, vialnr, heroem ralcaa (Arrête-toi, voyageur, tu foules un héros).

Maximilien de Bavière fit ensevelir le feld-maréchal dans le cho'ur de léglise Saint-Maurice, à Ingolsladt.

Ilisl. (le la guerre de Trente ans, par E. Ch.viivkriat ; Jlisl. des princes de Condé. par le duc d'AuMALE; Généalogie de la Maison d'Argenleaii : Diclionnaireu et fiiographies historiques ; Bibl. Nat.> fiV., V. I()931-H(i7, Ilisl. d: l'in'-nnviurab'c général Merci] ; et {même manuscrit), Bibl. Mazirine, V. 1S4^, intitulé : Hist. des principales actions de quelques grands hommes qui on! fleuri dana V Europe en ce dernier siècle 16(ti), écrite par l'Abhé Merci/, frère du général Mercq.

lii: DL'c ni: LONf;ui:viLi.E et i.ks w i;im auii:ns 1 hs

liier paili d'une seniblahie lelraite el (le\ iciulrail plus audacieux, qu'il eu icsullcrait jjoui- l'aïuiée un <^iand péril, (|ue l'Alsace ruinée ne pourrait subvenii- aux besoins de toutes les troupes, qu'il y aurait houle à rester en si bonne voie, qu'enlin l'occupation du Palatinat s'imposait : on y vivra ou Ion y mourra glorieusement, lise portait garant du succès. Longuoville fut du menu* avis; les principaux ofliciers s'y rallièrent; on reprit la marche en avant, le 7 novembre, n'ayant, en fait de bagages, que l'indispensable avec soi. Pour alléger la marche, seule, une j)arlie du canon suivait; le reste — 2 pièces de 24 livres, '2 de 12 et un mortier — fut enterré, et les voitures roulèrent sur la terre remuée afin d'enlever les traces révélatrices. Les bateaux de Schmidberg, abandonnés au courant après avoir été remplis d'eau à moitié, allèrent butter contre le pont de Spire qu'ils endommagèrent. Le 8 novembre, Longueville arrivait devant Xeustatll; ch-'s le lentlemain, après 'A volées de canon, l'ilalicn chargé de la défense lendiit la |)lace à condition. L'armée y demeura six jours, duiaul lescpiels les reconnaissances offensives, ex-écutées par Uosen et Nassau, remportèrent de petits succès.

Le général l^avarois (jaspard de ^fercy, campé près (le Spire, sur le Rhin, envoyait des partis de tous les côtés. « L'archevêque de Mayence crioit au feu plus chaudement qu'aucun autre, dit Le Laboureur, et réclamoit toutes les puissances de venir éloigner cet embrasement qui menaçoit sa maison. » Sur ces entrefaites, Piccolomini, malgré les piières de François tie Mercy, passait le llhiii a W'eissenau, tout près de Mayence, avec 7 ou 8.000 hommes, et se dirigeait vers le Haut- Palatinat 'pour combattre le maréchal Panner '. L'armée franco-weimarienne cjuitla Xeustadt le 14 novembre, et campa, le soir, non loin de Frankenthal, d'où Longueville détacha 800 chevaux et les dragons de Rosen

1. Gazelle de France du l'J iiuveiubre IiWii. De Kr.incfort, Ir 4 novembre liVài); Mercure franrais, ItîSD; Jlisl. du règne de Louis XIII, par Le Vassor.

134 LE MAHECHAL de GLEBHIANT

avec ordre trenlever Oppenheim, qui, sans garnison, ne lit aucune résistance. Le 21, le canon ayant fait une large brèche dans les murs de Bingen, les défenseurs n'attendirent pas l'assaut pour se rendre. Dès le lendemain soir, Longuevilie paraissait devant Kreuznacli ; Schmidberg se ïiàla trop d'y l'aire pénétrer un détachement, ([ui tomba dans un guêpier et n'en revint pas; il fallut battre la place, ouvrir une brèche, l'emporter d'assaut, le 28 novembre ^ Baccarah et d'autres villes tombaient en même temps au pouvoir des nôtres. Les 30U hommes de la garnison de Mayence ayant été renforcés de 900 autres. Longuevilie n'osa pas entreprendre un long siège, et préféra entrer dans le Rhingau, petit pays de communes libres, sur la rive droite du fleuve, oii vraisemblablement il trouverait des vivres.

Il se rendit donc à Bingen. Cent mousquetaires montés sur des barques fournies par un gentilhomme du pays, traversèrent les premiers le Khin, enlevant, au passage, le Mausthurm — tour des souris — sis dans une ile, où les rats, dit une légende, vengèrent sur la personne d'un archevêque de Mayence la cruauté qu'il avait exercée envers le peuple.

Cette avant-garde prit un château fort, à proximité de Bingen, puis s'installa en vue de favoriser le passage, en compagnie de 900 hommes venus pour l'appuyer. Faute de barques, le transbordement des troupes s'exécutait lentement et fort peu de monde encore avait atteint la rive droite lorsque parurent les Bavarois. Il fallut reculer, regagner la rive gauche, abandonner le Mausthurm.

ï. Mercure français. Le Vassor ; Hisl. de la tjuerre de Trente ans, par E. Charvériat ; Hisl. du maréchal de Guéhrianl, par Le Laboureur; (iazelle du 10 décembre 1639, n" 173 : de \Vorni.s, 21 novembre; de Mayence, 24 novembre ; de Cologne, 29 novembre.

Longuevilie envoya le sieur de Tracy à la Cour pour rendre compte de ce qui se passait à l'armée.

AIT. Ktr., France, V. S34-15H. Longuevilie à (Hiavigny ; 3 (iécemlirc 1<;39 ; AIT. Étr., Allemagne correspondance, V. 1.5-398. Relation envoyée par Kw^ue-Servière à M. de Ratabon, secrétaire et commis de M. de Noyers.

LE nin HE LONGL'EVII.LE ET LES WEIMAUIENS 135

On était eu di'ceinbre, ('potjiu' où les opérations militaires avaient oéïKMalenicnt pris lin; la teni|)crature se montrait ri<,^ourense; les deux armées en présence ne songèrent j)lus qu'à s'installer dans leurs (juaiticrs. Les Français occupèrent Alsheiui, Kreu/uacli, irmgen, IJaccarah, Lorich, Oherwesel, lk)p[)ar(l et autres localités. (Seul Lorich se trouvait sur la rive droite du fleuve, commandant un pont de bateaux., La cavalerie weimarienne s'établit à Kirchberg, .^lon/.ingen,Sol)cnli»eim, Kirn et jusqu'à Meisenheini.

l/armée bavai'oise prit en même temps ses (|iiarhers dans le Kliingau; ses dragons gardèrent la live droite du fleuve depuis Lahnstcin en remontant sur Mayence, et construisiieul un pont à proximité de cette dernière place. Comme elle en possédait un sur le Mein, ses communications se trouvèrent ainsi parfaitement assurées ; mais bientôt, les vivres manquant, elle se replia dans le Wurtemberg par le llanau, laissant sur le llliin le régiment de dragons de W'olf, un autre de cavalerie, logé à ^\'iesbaden, et quelque infanterie à Mayence.

Les troupes vveimariennes ne tardèrent pas à se trouver dans un état précaire et les désertions s'y firent en masse; les Directeurs demandèient à M. de Longueville de les laisser cantonner dans un pays meilleur, donnant pour exemple les Bavarois ([ui venaient de t[uilter le Rhingau. (niébriant avait aussi île sérieuses diflicultés. Faute d'argent, il ne pouvait ni payer, ni nourrir les soldats. De Kreuznach, le 24 décembre, il écrivait à >L de llotrou : « J'espère pourtant que j'en sortirai, mais il faut être étrangement soigneux et sur ses gardes quand il est question d'argent; car en matière de s'en dessaisir, chacun ne cherche qu'échappoii- '... »

1. Arch. Rotroii, V. I-r.i3. Giu'-briaiit à Rotrou : Krcu/.nncli, '21 déc. IC.Hlt.

Rotrou ira parler du régiinont de ("luéliriant à M. de Ralahon. « S'il veul(|uejo le conserve, il faut le liieti traiter, et «e laisanl, je promets (luil servira, je ne dis pas aussi bien qu'un autre, mais je dis beaucoup mieux ». Il a écrit trois l'ois à Ratabon, qui ne lui a pas répondu. « Il est vrai que c'est assez me répondre, prenant soin, comme il prend, de mes intérêts... »

Dans cette campagne iJe fin d'année, les Fianco-W'eimariens avaient pris Neustadt, Oppenheim, Bingen, Kieuznach, Baccarah, des bourgs, des villes et châteaux. Le duc de Longueville regarda tout d'abord comme honteux d'abandonner ces conquêtes; aussi, comme les Directeurs, dont l'influence et les pouvoirs étaient considérables, se montraient pressants, il assembla les cliefs militaires le 21 décembre àKreuznach. Dans un conseil, il mit trois projets en délibération : Reculer et s'étendre sur la rive gauche de la Moselle. — S'emparei- di' St-Wendel, de Sarrebruck et de Vaudrevange. l'ranchii- la Sarie, s'établir entre cette rivière et la Moselle, puis attendre les oidres du Roi. — Passer sur la rive droite du Rhin.

Le duc Charles, qui est à Trêves avec 5,(J00 hommes environ, a mis de bonnes gai-nisons dans les places, armé les paysans, et saisi toutes les barques. Il serait donc assez difficile à l'armée d'occuper la rive gauche de la Moselle; y parviendrait-elle cependant, que bientôt les vivies manqueraient. On écarta donc ce projet. Le second fut également rejeté, vu la rareté du fourrage en Lorraine et la défense foi-nielle de prendre quarliei-s sur les frontières du royaume, encore une fois confirmée par les prescriptions royales apportées deux jours avant par M. d'Oyson\ille. Guiibriant se déclara hautement favorable à la troisième proposition, dont il était, du reste, l'inspirateur. Ceux qui ne voulaient pas retourner en Allemagne firent de nombreuses objections : impossibilité de franchir le Rhin sur de petites barques, incommodité de la saison, crainte des glaçons, qui, chajiiés peut-être d'un jour à l'autre, interrompraient l'opération et diviseraient l'armée en deux. Et alors! quel danger pour les fractions de troupes déjà passées ! Ne risqueraient-elles pas d'avoir trois armées sur les bras, venant de la Moselle, du Wurtemberg et de la Westphalie ! D'autant plus que l'on est très peu certain de l'appui de la landgrave de Hesse.

Aussitôt le comte de (juébriant répliqua : La seconde proposition, venant à l'encontre des ordres du Roi, doit être de prime abord rejetée ; quant aux deux autres.

LE DUC DE r.ONGUEVILLE ET LES WEIMARIENS 137

riineainèiierjiit la ruine iijfaillil)l(' de laiiuéc, l'aulic — le passage du fleuve — devrait pouvoir s'exécuter, si l'on y apportait de la diligence. « De tous les maux, ditil, le douteux est moins à ciaindre (jue le certain. » La saison est assez douce; le Uliin ne chairiera peut-être pas de suite, l'^t puis, les gelées viendraient-elles avant que tout le monde ait passé, il faudrait encoi-e un certain temps à rennemi poui- apprendre révi'iiemenl, se rassembler, arriver. In fn>id rigoureux se ferait-il sentir, le passage ne devieiidrail-il pas ais('' sur le Uhin totalement gelé? Enfin, si le salut dépendait d'une bataille, on saurait vaincre ou mourir en vrais soldats du Uoi. Guébriant s'était exprimé avec véhémence et conviction; son avis l'emporta. Longueville s'y rallia sans peine, et, après lui, les Directeurs.

Ouébriant, chargé des préparatifs du j)assage, piomet (|uc toutes les bar(|ues seront prêtes le 27 décembre à Haccarah et à ()ber^vesel '. En toute hâte, le 25 décembre, il quitte Kreu/nach, accompagné du colonel Schmidberg, de lloque-Servière et de ('diarlevoye,pour reconnaître, de concert avec le capitaine des bateliers — le seul auquel on confie le secret — les lieux favorables à l'exécution du [irojet. On pourra utilisei- 20 bar(|ues saisies ç:à et là, et passer en même temps en amont de Baccarah et à ()l)erNvesel. Cette décision prise, Givébriant retourne au-devant de Longueville, en nuirche avec toutes les troupes, et, le 27 décembre, au jour fixé, il lui annonce (|ue tout est prêt-.

Après av(jir eu le soin tle la piéparation, le' comte de (iuébriant reçoit la charge de l'exécution. Aussitôt il adresse aux troupes un ordre du jour, écrit de sa main; dès le lendemain, le mercredi 28 décembie 1039, « à la petite pointe du jour ». on franchira le Uhin à Baccarah et à OberNvesel. Ordre net, d'une reinar(|ual)le pi'écision, où chaque unité lit ce qu'elle doit faire. A 2 heures de la nuit, Ixoque-Servière, sergent de Ijataille, com-

1. Bibl. Nat , Coll Dupuy. V. ."j11-77. lielalion du passuge du Rhin par l'armée de M. le duc de Longueville, le 28 décembre 1<>3'J ; Gazelle de France du H mars lUiO, n" '6ô. Relation.

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