Hisl. du maréchal de Guébrinnl, par J. Le Laboureur
Dix fois par an. après des revues dites : Montres, l'inlendanl des finances soldait ofliciers et soldats. L'opération s'appelait : foire la monlre (Édit du l."» janvier l(;2ti . Le mois de montre était de 36 jours.
On lit dans ledit de lt)2lt : « Le soldat, par ses services, pourra monter aux charges et offices de compagnie de degré en degré jusqu'à celle de capitaine, et plus avant, s'il s'en rend digne. »
llisl. de l'In'anlerie de France, V. 1-343, par le lieutenant-colonel Belhomme ; Mémoireu du comte de Sourigny, par le J*aron L. UE CoN- TENSON. V. 1-44.
1)J4 LE MAHECllAL DE GUEHRIANT
Les officiers alléguèrent que, seules, les soulliances de leurs soldats les avaient poussés à celte extréniilé, et alTcctèrenl un regret plus ou moins sincère. Leurs réclamations étaient certainement fondées, mais ils avaient employé des formes absolument incoirectes, que la discipline interdisait de tolérer.
En écrivant à M. de >Joyers pour lui raconter les faits graves qui venaient de se passer, Guébriant lui demandait G.OlH) francs quon [)Ouriail envoyer par nier et débarquer en Ost Frise, d'où ils viendraient par les quartiers de la landgrave, et 2 ou ;> régiments de cavalerie qu'on enverrait par l'Alsace. Faute de quoi on ne pouvait rien promettre de considérable, ni même espérer conserver les troupes actuelles, « n'y ayant que jalousie, hayne et contradiction entre les Directeurs, et ne s'accoidant jamais que pour choquer et contrarier le général-major Taupadell, estant de plus les uns et les autres sans aucune authorité sur les troupes ' ». Trois jours après, Guébriant demande îi M. de Noyers de lui accorder un congé -.
Le 16 mars, il réclame un général pour commander larmée d'Allemagne, « les affaires et principalement de guerre, comme vous savez mieux que moi, monsieur, ne pouvant jamais être ni sagement, ni sérieusement conduites par plusieurs personnes indépendantes les unes des autres. Je ne parle point ici de l'inquiétude où nous sommes, M. de Choisy et moi, pour n'avoir aucune nouvelle de la troisième montre... N'ayant aucune nouvelle devons, ni quand, ni par où vous faites état de nous envoyer le secours, qui nous est absolument nécessaire, y ayant encore six semaines ou deux mois jusques aux herbes, tout ce qu'il y a entre le Mein et la Thuringe étant ruiné, comme aussi toute la Wétéravie », il n'y aurait rien de mieux que de suivre l'avis de Banner et d'aller en Misnie, d'où l'on saurait lui venir en aide au besoin. L'on pourrait ainsi favo-
1. Arch. Rolroii, V. 11-13, et cité par Le Laboureur. Guébriant A de Noyers ; Bamberg, 24 février 1641.
2. Afl. Étr., Allemagne correspondance, V. 16-122, et cité par Le Laboureur. Bamberg, 27 février 1641. Lettre en partie chiffrée.