LA MORT DK BANNER
<lil liC Lal)oiir(Mir, « uiiregai<i |)lfMii de coh'iv t^l <jt; feu, lui im|)riiiia un respect tremblant (jui passade lui à ses < onipaj^nons, et tous ensemble baissèi-enl la vue <(>iiinu' (les criminels c|ui allen(l<nil leur ju^j^i-ment ». Puis il leur dit : « Doulie/.-vous, Mosieurs. de la fidélité de M. de (".hoisy,et croyiez-v<»iis (|uenoii> uousenlendions ensemble p(nir vous d<'tourner l ar|^«'nl de vos montres ? Ne savez-vous pas (|u'il!ien esl point arrivé de l'i-ance depuis celui que vous avez reçu .' Pensiez- \()us que la force nous en ferait trouver |)our vous contenter, et jusques à prissent a-l-il elé besoin d en venir jusques à ce point d'insolence de demander la t^olde avec menaces ?... Si c'est pour tenter mon courage, vous vous deviez adi-esser à moi pour voii- de c|uelle façon j'étais capable d'entendre vos belles propositions... Ceux qui ont du respect et de l'affection au service du Roi s'accommodent à ses alfaires. Il n'y a (|ue vous, colonel Muller, et ces autres, de mal intentionnés; aussi vous assurai-jeque vous ne vous pourrez jamais relever de la réputation que vous avez perdue et (|ue votre honte, accroît l'honneur des pauvres soldats qui patientent plus généreusement, et qui se confient en la parole du Roi et sur les assurances que je leur en donne. Votre emportement mériterait un châtiment plus e\em|)laire si son impunité pouvait entretenir la sédition que vous avez préméditée ; mais je suis bien aise de vous remettre en état de le ré|)arer et de connaître (|u ilny avait que vous d'assez téméraire pour se charger d'une si odieuse commission. Que nul de vous ne soit désormais si osé cjue de perdre le respect que vous de\ez au Roi et à ceux qui vouv; commandent de sa part '. .. »