Hisl. du maréchal de Guebrianl, par .1. I.i: Laboureur
]8« lAC MARECHAL DE GUEBRIANT
Les colonels s'em pressent alors de faire le marquer qu'ils n'ont rien à reprocher à MM. de (/uélsriant et de Ghoisy, mais bien aux Directeurs seuls, colonels comme eux, dont ils sont traités avec mépris et qui n'écoutent pas leurs observations concernant larmée. Oehm et Nassau ne répliquent rien ; les esprits se calment ; les choses en restent là. Guébriant vient encore de tirer les Directeurs d'une mauvaise situation.
Pendant qu'à l'armée d'Allemagne se déroulaient ces événements, le baron d'Oysonville, lieutenant du roi à Brisach, commissaire général de la police des troupes, sous-ordre du général d'Erlach, était aux prises avec les Impériaux, Les châteaux de Willsted, d'Orlenbourg, de Stansfenberg, de Gegenbaçh, villes et bourgs de la vallée de la Kinzig, occupés depuis longtemps par les ennemis, tombaient eu son pouvoir. Bien que détendue par la compagnie de cavalerie, de cent hommes, du gouverneur d'Offenbourg, la ville d'Oberkirch est enlevée. Non seulement le margraviat de Baden-Durlach, mais encore les margraviats voisins et une partie du \V urtemberg étaient mis à contribution '. De son quartier général de Willstedt, Oysonville essaya de correspondre avec Rosen etTaupadellopérantà proximité de lui. Mais bientôtle général-major Gild'haze, qui commandait sur le lîliin et le Neckar jusqu'à l'arrivée du général Gleen, nommé lieutenant de l'Empereur dans ces parages, entrait dans le margraviat de Durlach avec 2.000 hommes tirés des garnisons impériales, «spérant en chasser les Français '. Non seulement Gysonville ne jouissait pas d'une absolue tranquilité <»uprès d'un ennemi assez entreprenant, mais en- <îore il souffrait dans ses rapports constants et de plus en plus délicats avec les représentants de .Suède en Alsace, Mokel et Moser. « Si vous estes joinct a monsieur le maréchal Banier, écrivait-il à Guébriant, je